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 [Abandonné] Mirhan - faces look ugly when you're alone

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MessageSujet: [Abandonné] Mirhan - faces look ugly when you're alone   Lun 2 Avr - 18:06

Faces look ugly when you're alone

Magda  & Mirhan

12/02/2481

Magda pestait, il était 13h passée, elle avait engloutit son déjeuné plus vite qu'elle ne l'aurait cru possible. Suite à son entretient avec le capitaine Gently, celui-ci avait décidé qu'il serait bon pour elle d'aller voir le psychologue de Reiver. Un psychologue. Rarement elle s'était sentie autant humiliée. Elle refuserait de lui parler, refuserait même de lui révéler ce qu'il voudrait entendre. Elle n'avait besoin de personne pour savoir qui elle était : Magdalena Cowen, 18 ans, recrue à Reiver, ancienne élite d'Helion. Elle connaissait ses qualités et défauts, elle se connaissait mieux que n'importe qui. Qui était-il, ce psychologue, pour prétendre pouvoir aider Magda? Et de quoi donc se mêlait le capitaine? Elle serra ses poings, profondément enfoncés dans la veste trop large qu'elle portait sur ses épaules. Sa tête droite, le regard froid, quoi qu'un peu furieux, elle observait les environs et tentait de se souvenir de là où se trouvait l'aile médicale.

Le matin même, elle avait dû, comme tous les autres miliciens, avaler cette foutue barre énergétique, celle-ci lui était restée sur l'estomac tout le long de l'entraînement qui n'avait pas été un franc succès. Suite à la venue du capitaine Gently quelques jours auparavant, et à la suite de son départ de la zone aux côtés de celui-ci, les recrues de son groupe s'étaient attaqués à elle. Ils la dévisageaient avec beaucoup de méchanceté, de méfiante. "Bourgeoise" qu'ils l’appelaient parfois. En effet, ses parents étaient riches, ils ne manquaient de rien, mais Magda n'avait jamais vraiment goûté au luxe, les bons plats et les conversations spirituelles lui étaient prohibées. Elle n'était pas bourgeoise, pas plus qu'elle était modeste. Elle n'était rien de définissable, rien de connu. Elle était vide d'expression et de sentiment, sa vie était vide de sens et cela ne l'empêchait pas d'avancer pour autant. Elle comptait se frayer un chemin au travers des railleries et autres moqueries de ses frères d'armes sans jamais les laisser l'abattre, elle garderait la tête haute malgré les coups, malgré la douleur, elle se l'était juré.

Elle était folle de rage, et c'était bien la première fois que cela lui arrivait. Elle ne montrait rien, bien sûr, mais au fond d'elle-même, quelque chose grondait, elle se sentait prête à grogner si quelqu'un l'approchait. Elle mordrait le premier furieux qui tenterait de l'empêcher de prouver son utilité, elle n'était pas bête, elle le savait. Son corps n'était peut-être pas robuste, ses bras n'étaient peut-être pas forts, mais sa tête était son atout principal, et ce qui se passait en son sein ne regardait qu'elle même. L'idée qu'un être tente de pénétrer son esprit et d'en comprendre le fonctionnement la rebutait, pire, si jamais il parvenait à la comprendre, là où elle-même avait échoué, elle ne se le pardonnerait jamais. Magdalena n'était pas une personne sociable, elle n'était pas encline à parler d'elle-même, elle répondait aux ordres et les exécutait du mieux qu'elle le pouvait. Elle se donnait, corps et âme à cette tâche qu'on lui avait attribué, bien que celle-ci soit dégradante, on aurait pu lui demander de laver les toilettes qu'elle n'en aurait cure, mais aller l'idée voir un psychologue la répugnait.

Devant la porte de l'aile médicale, la jeune recrue se figea. Elle ferma ses grands yeux verts un instant, tentant de dompter les battements saccadés de son cœur agacé. Que craignait-elle réellement? Elle le savait, elle l'avait comprit à l'instant même où sa colère avait refait surface. Elle craignait que ce praticien ne parvienne à briser cette coquille qu'elle avait eut tant de mal à créer. Sa froideur, son impassibilité était son armure, la seule et unique chose qui lui permettait, depuis tant d'année, de ne pas s'effondrer. Elle craignait qu'il ne la détruise,qu'il massacre en un clin d’œil tout ce qu'elle avait battit, un coup de pied dans un château de sable. Elle allait s’effondrer, elle en était persuadée. Et que lui arriverait-il si Magda ne tenait plus sur ses jambes? Comment allait-elle survire à Reiver alors qu'elle avait déjà bien du mal à vivre au sein du dôme? A l'avant-poste, la mort planait sur sa tête, que ce soit dehors ou dedans. Elle pourrait très bien mourir d'un coup bien porté, mourir dans un attentat similaire à celui qui avait eut lieu quelques semaines avant son arrivée. Tout était menaçant ici et Magdalena avait besoin d'être sereine et impassible pour survivre à tout cela.

Peut-être que ce psychologue ne se rendrait pas compte de l'enjeu, peut-être n'était-il pas malveillant, peut-être penserait-il à bien en tentant d'ouvrir le tombeau dans lequel la jeune femme avait enfermé ses sentiments. Mais elle ne pourrait le lui permettre. Quitte à hurler, le frapper. Quitte à le blesser, le tuer, ou se tuer. Elle ne lui permettrait jamais de pénétrer cette parcelle d'elle-même qu'elle gardait profondément ensevelie. Rouvrant les yeux, elle constata que son coeur s'était calmé, ses mains se tremblaient plus, elle desserra les poings, son regard vide était de retour, son introspection lui avait permit de faire taire cette rage en elle. Le coeur léger, elle ouvrit la porte de l'aile médicale et se contenta de suivre les quelques indications qu'elle trouvait pour se rendre au cabinet du psychologue. Une fois devant la porte, elle fut prise d'un hésitation mais alors qu'elle reprenait constance, se redressait et s'apprêtait à frapper, la porte s'ouvrit. Un homme se dessina devant elle, la surplombant de plusieurs centimètres, elle dut lever les yeux et son visage pour apercevoir les prunelles du praticien. Magda se savait en retard à son rendez-vous, c'était sans doute pour cela qu'il avait ouvert la porte, peut-être s'apprêtait-il à quitter son bureau pour venir la chercher. Ou peut-être pas. Elle n'en savait rien. Prenant une grande inspiration, elle s'enquit de s'excuser de son retard, elle le fixa de ses yeux impénétrables tout en prononçant. «Veuillez excuser mon retard, Monsieur. J'ai eu du mal à trouver l'aile médicale. Je suis Magda Cowen, nous avions rendez-vous à 13h. »




Réservé.   - @"Mirhan  Detiev"
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