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 aa. Dying daylight - libre

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AuteurMessage
Vanka
Admin
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Points : 1022
Crédits : Sigyn / Astra

Face to face
Allégeance : Camp 3
Fonction : dsff
Champ 2 : zd

MessageSujet: aa. Dying daylight - libre   Lun 3 Sep - 20:58

Dying daylight


Le jour laissait place à la nuit. Voile d'ombre percé de points incandescents aux halos jaunâtres vacillants. Carré de lin dissimulant les traits, je furetais les rondes en dansant à pas de velours sur les pavés entrelacés dessinant les ruelles. L'édifice de pierre aux armatures de bois se dissipait de ma vue, laissant place à la ceinture qui encerclait la ville endormie.

Un arrêt.

L'appel d'un sens.

L'antre trouvait à son entrée des veilleurs alertes. Paupières abaissées, souffle lent et mesuré. Anelosimus eximius en devenir, le rythme de l'air pénétrant mes poumons tissait un rythme qui n'appartenait qu'à moi. Un trouble dans les vibrations, dans les ondes qui émanaient des énergies en lice. Un moment de silence et de calme qui me forçait à choisir un autre itinéraire. Chemin exigu appelant à la méfiance, détour vers une percée dans l'enceinte qu'empruntaient de rares voyageurs. Ceux dont la présence devait passer inaperçue.

Une voie libre que mes pas empruntèrent d'une hâte mesurée. Telle un repris de justice, je me faufilai en dehors de la cité. Botanique sauvage et bruissements nocturnes vinrent tamiser l'obscurité au charme mystique.

Non loin, un abri des plus rudimentaires m'attendait comme à chaque fois. Il ne m'a jamais été donné d'y croiser la moindre présence humaine, mais par acquis de conscience, je m'arrêtai afin de méditer. Sentir autrui nécessitait une certaine concentration. Ce don remontait à si loin dans mon enfance qu'il me donnait l'impression de toujours avoir été présent. Cependant, lui accorder cette méticuleuse attention me permettait d'affiner ce sens qu'il représentait.

Pousser la porte de l'abri ne m'attirerait aucune surprise. Les planches de chêne passées, je constatais l'exactitude de l'aménagement lors de ma précédente visite. Six jours s'étaient écoulés sans que l'occasion ne me soit donnée de retourner en ces lieux. Chaque jour usant silencieusement de mes dons, il avait fallut me contenter de simples exercices novices de l'école élémentaire que mes parents m'avaient offerts de fréquenter deux années.

Posant le baluchon qui m'accompagnait, je sortis de l'abri pour retrouver le flan non-exposé à la ville. Si une dizaine de minutes à pieds m'avait éloignée de Brildell, il me fallait jouer la prudence. Sur les vastes plaines, à la lueur de l'astre nocturne, il était aisé de voir s'approcher les âmes vivantes. Les risques d'une rencontre fortuite résidaient plus dans les intentions des vagabonds que dans l'exposition de ma maîtrise. Craignant autant l'un que l'autre, il était essentiel de rester prudente.

Ainsi préparant ma maîtrise, je pris une longue inspiration, concentrant mon esprit sur les gestes à venir. Ouvrant mes paumes vers la terre, je fermai les yeux. Elle frémissait, au sol, dans un bruissement inaudible par l'homme. Douce sensation que de percevoir en soit l'énergie du pouvoir circuler. Cette essence éthérée qui m'envahissait. Une plénitude à l'utilisation de ce don. Une addiction dont je ne saurais me lasser. Mes paupières s'ouvrent et mes mains s'élèvent légèrement, doucement. Aussi délicatement que possible, je faisais suivre la terre meuble ce geste. Recroquevillant les doigts de ma dextre, je modelais un mouvement vacillant. Il y avait en ce rituel une forme de méditation qui puisait dans des forces internes profondément ancrées dans mon être. La terre devenant une extension de moi-même. Bénédiction pour laquelle je ne cesserai de louer Nova. Ce don était pour moi une chance.

Une merveille à garder jalousement.

À mesure que les minutes passaient, mes gestes se faisaient de plus en plus fluides et comme un muscle que l'on échauffait, tout paraissait plus simple. Ponctuant mes exercices de petites pauses afin de conserver une certaine endurance. Bien trois heures s'écoulèrent. Trois heures qui passèrent si vite... La nuit se faisait sombre, bien trop sombre. Quelques nuages venaient voiler la luminescente lune dont les dieux nous gratifiaient.

Il était temps de rentrer...

dé du destin : 62
deux loups égarés viennent s'en prendre à Inleif

Au travers de mon regard tamisé par une fatigue s'instillant subrepticement, je tissais ma route vers la cité. Les remparts de l'ancienne capitale dominaient les plaines tel une promesse divine de bras enserrant ses disciple pour les nourrir. Une chance d'y avoir trouvé ma place, c'est ce songe qui me traversa l'esprit. Ce songe qui conduisit mes pensées vers mon Ealdor natale. Cette maison qui n'était plus mienne depuis tant d'années déjà... et pourtant, l'empreinte de ses murs se ressentait au bout de mes doigts. L'odeur de parfums exotiques venus des quatre coins d'Ealhmund qui embaumaient chaque tenture. Le sémillant benjamin dont les éclats de rires m'entraînaient à chaque fois...

Silfor. Ton visage en écho à ma rétine. Les gouttes de sueurs perlant sur ton visage terrassé par la fièvre...

Tout ceci m'avait été arraché.

Je ne conspuais guère la cause que défendaient mes parents. Mais je déplorais le sacrifice que ça leur avait coûté. Regrettant plus que tout d'être celle qui en portait encore le fardeau.

Égarée dans ces eaux troubles qui ne me connaissaient que trop bien dans les jours assombris, mes sens perdaient de leur vivacité. L'ouïe m'inclina le chef en direction de bruits dissimulés dans la plaine. Deux canidés se dessinèrent dans l'ombre persistante alors que la ville se trouvait encore loin. Courir ne me sauverait pas : leur rapidité était telle qu'ils me japperaient avant ma troisième foulée.

Proximité en servitude à leurs crocs acérés, il me fallait faire un choix.

dé du destin : 22
gardant le contrôle, elle tente de les amadouer

Les prédateurs d'ordinaire diurnes étaient bien loin de chez eux. Ce comportement dénotait de leur désorientation. Alors qu'ils approchaient, bave ruisselante sur leur pelage qui m'était à présent possible de détailler, je tendis méticuleusement mes mains vers le sol. Des gestes doux, dociles, pacifistes. Analysant leurs réactions, je jaugeais perpétuellement s'il m'était donné de m'abaisser ou non. Descendant ainsi progressivement en fléchissant légèrement mes genoux.

Jointures soutenant mon poids dans un équilibre se faisant alors incertain, mes iris s'abaissaient. Les deux étaient en vue à une trentaine de degré. De quoi permettre à mes yeux de discerner avec clarté leurs mouvements. Ils s'arrêtèrent à un demi-mètre de mes pas. Accroupie, pratiquement à leur niveau, je relevai doucement mes pupilles vers eux. Posant une main sur le sol tapissé de verdure, l'autre en suspend dans l'air, prête à faire jaillir du sol la terre meuble pour les troubler et m'offrir une nouvelle opportunité de fuir.

Je ne souhaitais guère fuir. Il me fendait le cœur que de voir ces loups ainsi déboussolés. Dressant mon regard vers celui qui se trouvait à ma droite, je prétendis à la folie de croire être capable de lui insuffler ma bienveillance.

dé du destin : 57
menaçants, ils campent sur leur position

Tenter d’insuffler de la cordialité à des animaux sauvages était tout un art nommé dressage que je n'avais guère pratiqué... aux champs, les animaux nous aidant aux récoltes sont déjà domptés. Les chevaux, ceux que l'on met à l'herbe, paraissent élancés vers leur liberté mais conservent ce joug de l'Homme qui a su leur instiller une éducation par l'équitation. Si on peut leur prêter un instinct sauvage, ils n'en restent pas moins dressés. Bien différente était la situation face à de véritables animaux sauvages.

Les routes ne me connaissaient que trop peu. Une certaine naïveté susurrait que cette affiliation envers la faune pouvait me sortir de ce guêpier. Mais il n'en était rien... Mes opposants restaient des adversaires assoiffés de sang.

Qu'un vent les mènent vers d'autres prés, qu'un bruit les dissipe, que la fatigue les enlace et les berce !

Rien ne se levait au loin. En proie à ces canidés, il me fallait user de ruse pour me défaire d'eux sans y perdre de plumes. Me redresser et reculer méticuleusement ? Ou bien faire vibrer la terre sous leurs pattes et les effrayer ?

dé de la mort : vie
user de ses pouvoirs pour les faire fuir

De ma main relevée, je fis frémir la terre en surface, la dégageant des pousses d'herbe si flamboyantes quand l'astre diurne lambine au Zénith du ciel azuré. Fines poussières frôlant le pelage des affamés alors surprise. La stupeur les ébranlant, les loups aboyèrent d'un couinement désemparé. Pris de cette peur soudaine, ils détalèrent en direction d'un bosquet portant plus au loin en s'enfonçant dans la plaine.

_________________
in the darkest moments
i'm the dark messiah
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