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 Journal de Rkia Verdan

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« L’homme est le seul animal qui en fait souffrir d’autres sans autre but que celui-là. »
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MessageSujet: Journal de Rkia Verdan   Lun 28 Mar - 17:47




☪ Vive Ducreux ☪
Je ne vais pas vous parler de patriotisme, de devoir, d'indépendance, et de la défense de la liberté, car pour un soldat, ça ne vaut pas un clou. ☪ David Gemmell

Une seconde chance. Pourquoi ? J'entends à nouveau les tirs de 7.62 et l'explosion des roquettes sur les baraquements ensablés. Les cris de mes frères et sœurs tombant un à un. Les tirs croisés entre eux et nous. Répliquer n'était qu'une formalité, nous n'avions aucune chance. Je me souviens m'être brièvement poser la question : pourquoi ? Je n'ai jamais cru que nos actions étaient bonnes ou louables. Mais je laissais le conditionnement des supérieurs opérer pour ne pas avoir mauvaise conscience. Se cacher de la vérité, c'était une façon de se protéger. Cependant, atterrissage allait être difficile. Sans mentir, je ne pensais pas qu'un jour je vivrais cela : le retour à la réalité. D'aussi loin que remontent mes souvenirs, je n'ai jamais vu autre chose que le camp et ces champs de bataille. Accepter la situation était, à mon sens, la seule chose possible. Jusqu'à ce qu'ils arrivent. Jusqu'à ce qu'il arrive. Encore aujourd'hui, je me demande pourquoi. Hélas, je suis fatiguée de me poser cette question. Alors je marche selon le chemin que l'on me dit de suivre, pensant que le temps amènera les réponses que j'attends. Passant des moments de confidentialité et de compréhension aux paroles sèches et blessantes, j'ignore si la route que je suis est celle de la rédemption ou de la pénitence. Tant que cela me permet de rester en vie, j'accepte les conditions. Mais ne sachant pas où on veut m'amener, j'oscille entre la simple survie et l'initiative de vouloir faire quelque chose de cette seconde chance qui m'a été donnée.

Lorsque Goran m'a mise dans l'avion en partance pour Altis, la seule chose portée à ma connaissance fut la place qu'on lui octroyait. Conseiller gouvernemental en charge des renseignements et de la lutte anti-terroriste. Son CV et ses aptitudes allaient former un véritable atout pour cette île dirigée par un certain Marc Robert Ducreux. Le dossier était bien trop long pour que je m'y attarde plus que cela. Toutefois, le futur conseiller m'affirma que ça n'était pas une obligation de lire tout ça car vu ma condition sociale, je n'y comprendrait rien. Il fallait me rendre à l'évidence, j'ignorais tout de comment se passait les choses en dehors des murs que l'on avait dressé tout autour de moi depuis mon enfance. Accordant ma pleine confiance à Goran, je laissai tout cela de côté. À chacun des rêves qu'il m'est donné de faire, je n'ai de cesse de revoir le visage de Goran debout dans le coin de cette pièce. L'intonation de sa voix qui résonnait dans mon esprit à chaque fois que l'on me replongeait la tête dans cette bassine d'eau. Son regard qui se détournait lorsque de coups j'étais rouée quand je n'apportais pas les réponses attendues. Il aurait pu tout arrêter, me disais-je parfois. En dépit de cela, je n'observais aucune rancœur à son égard. Car s'il n'avait pas laissé faire ses sbires, j'aurais tout bonnement été exécutée à l'arrière d'un bâtiment et brûlée avec ce qui restait du camp. S'il y a bien un sentiment qu'il m'est certain de ressentir vis-à-vis de Goran, c'est la gratitude envers la décence dont il fit preuve face à moi en me gardant en vie. Malgré les sévices dont mon corps porte les séquelles, je m'estime chanceuse d'avoir croisé sa route. Quand bien même les actions des siens furent cruelles, ce serait pur déni que de considérer les nôtres différemment... Hantée chaque nuit par les cris des âmes ayant péris par la faute des miens, il serait hypocrite de condamner les moyens utilisés par les forces armées.

Dés mon arrivée sur Altis, la surprise fut de mise. Comme un enfant qui découvre tout pour la première fois, mon silence témoignait mon émerveillement et ma curiosité envers tout fait qui opérait devant moi. Entourés par la milice, salués comme des rois, je fus lovée dans un sentiment de sécurité et de pouvoir qui m'était totalement inconnu. J'ai toujours fait parti du bas de l'échelle. Sujette aux raillerie dues à mes maladresses au camps, constamment réprimandée par mes supérieurs, je découvrais une toute autre atmosphère. Cela me donna envie de m'investir. Ignorant ce qui m'est autorisé de faire ou non, je pris malgré tout connaissance d'un maximum de documents qui se trouvent à ma portée. Quitte à être blâmée par la suite. J'appris énormément de choses. Mes premières nuits sur Altis furent très courtes. Entre curiosité et envie d'être un atout majeur de la délégation gouvernementale que j'ai rejoins, l'énergie dépensée à l'effort d'intégration me paraissait dérisoire. Peu m'importait la fatigue ou les risques. Peut-être était-ce dû à cette motivation dont je faisais preuve, mais Goran m'autorisa à quelques courtes reprises, de porter des armes. Il connaissait bien plus les risques que moi. Mon orgueil m'empêchait de concevoir que je pourrais aisément perdre le contrôle et laisser de vieux réflexes m'emporter... Il en valait pour preuve une altercation où je me trouvais seule avec trois individu qui m'étaient inconnus. Ils s'approchaient de moi avec la ferme conviction de me connaître. Ignorant totalement qui ils étaient, je les perçus comme hostiles. Seule et sans arme, je sortis le tazer que l'on m'avait confié et électrisai l'un des hommes. Malheureusement pour moi, c'est d'armes létales qu'ils répliquèrent. Lorsque mes yeux s'ouvrirent à nouveau, j'étais dans leur voiture. Me vint l'idée de prévenir la milice avec mon téléphone, mais je n'étais pas au mieux de mes capacité et ma discrétion n'était pas au meilleur. Ils saisirent mon cellulaire ainsi que ma radio à l'instant où j'envoyai le message. Quelques secondes plus tard, un hélicoptère nous survolait et deux unités prirent le SUV en chasse.

La milice demanda à ce qu'on me relâche alors que les ravisseurs menaçaient ma vie. Je sentis la lame du couteau d'un des hommes se poser sur ma gorge, près à m'abattre. A bout de forces, je tentais de garder mon calme et de négocier ma vie. Mais la milice redoublait d'agressivité. Fermant les yeux, je commençais à craindre le pire. La diplomatie n'était pas le fort de l'armée de Ducreux... Arrivés à un aéroport de fortune, on me demanda de sortir du véhicule et de monter dans un avion. Alors que celui-ci s'apprêtait à décoller, la milice posta l'un de ses pick-up en face, nous obligeant à quitter l'avion. Des tirs commencèrent et je tentai tant bien que mal de m'éloigner. Malheureusement, je reçus à nouveau une balle qui me coucha. Je perdis conscience quelques instants avant de reprendre mes esprits. Peinant à me relever, je reconnus la voix de Goran. Il s'inquiétait plus pour les répercussions que pourraient avoir mon comportement et mon attitude que pour ma santé, mais je ne pouvais pas vraiment lui en vouloir. Il avait l'air d'apprécier sa place et d'y tenir. Si je venais à la lui faire perdre, il n'aurait qu'un coup de fil à passer pour apprendre à ses anciens supérieur l'échec qu'est ma réinsertion, une balle dans la tête et au revoir... À l'hôpital, je passai quelques examens et le médecin Mariachi me donna un traitement à suivre. Le fémur de ma jambe gauche ayant été légèrement touché, il me faudrait porter une atèle pendant quelques jours et chaque nuit pendant une semaine le temps que la blessure se répare. Un bon moyen d'être un véritable poids pour la délégation... Il faut croire que ma maladresse et ma malchance aient pris l'avion pour Altis en même temps que nous.
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MessageSujet: Re: Journal de Rkia Verdan   Mar 29 Mar - 20:09

Jte saute bounce Embarassed

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MessageSujet: Re: Journal de Rkia Verdan   Mer 30 Mar - 11:33




☪ Whispers in a dream ☪
J'ai compris qu'on pouvait aimer et haïr à la fois. Mais que l'éventail de sentiments, du pire au meilleur, qu'offre cette fraternité bancale est un véritable don. ☪ Anne Icart

Il faisait nuit. Si noir que l'on ne voyait pas à cinq mètres de soi. Notre père nous répétait que tout irait bien, ce seraient de belles vacances. Inoubliables. Les véhicules s'agitaient sur le port, des voix murmuraient des ordres sans efforts. Tout semblait bien huilé. Comme si tout cela n'était qu'une routine. Je serrais mon frère cadet très fort dans mes bras. Il était totalement déboussolé et ne paraissait pas comprendre ce qui se passait. A vrai dire, je ne comprenais pas tout non plus. Mais il y avait une chose dont j'étais sûre : ces personnes n'allaient rien nous apporter de bon. Terrifiée, je tremblais avec frénésie. N'osant poser de questions sur notre destination, je restais concentrée sur la respiration de mon frère tout en observant ce qu'il m'était donné d'observer. Dans la pénombre, je cherchais quelque chose qui pourrait me rassurer ; comme un visage familier. Mais la seule chose familière que je pouvais trouver était un mélange linguistique russe. « Aylin, peur... » Murmura-t-il en levant les yeux vers moi. Il avait encore du mal à s'exprimer. Nous n'étions que des enfants. Son regard me toucha et je dus lutter pour ne pas fondre en larmes. D'autres enfants furent bazardés à nos côtés. L'arrière de la camionnette dans lequel nous étions était recouvert de quelques couvertures. Ils allaient nous entasser à combien dedans ? Nous étions cinq lorsque le véhicule se mit en marche. Nous entrâmes dans un espace confiné. Les portes fermées, nous n'avions rien pour voir où ils nous emmenaient... Fouillant dans la camionnette, entre les sanglots étouffés des enfants effrayés, je trouvai une petit lampe torche. Je l'allumai et la laissai posée dans un angle. Accrochée à Serzan plus qu'à ma propre vie, je restai blottie contre lui. Mon souffle était haletant. Des bruits de moteur résonnèrent dans le véhicule et des vibrations se propageaient. Peu de temps après, nous étions en mouvement. Nous décelâmes aisément que le véhicule était dans la cale d'un bateau. Nous ignorions tous où nous allions. Un silence pesant s'installait alors que certains d'entre nous, exténués, s'abandonnaient peu à peu aux bras de Morphée.

Serzan ne savait trouver le sommeil. Nous entendions parfois des pas, des craquements, quelques paroles étouffées. Je restais aux aguets, attendant de comprendre la situation. Je n'avais qu'une envie : crier à l'aide. Mais j'étais comme muette. Comme si je savais pertinemment qu'il serait vain de s'époumoner pour que quelqu'un nous entende. « Lin... » Tentait de prononcer mon frère alors que l'attente ne faisait qu'augmenter ses frayeurs. « Essaye de dormir Serzan. Je te protège, fait dodo. Quand tu rouvriras tes yeux tout ira bien », tentai-je de le convaincre. La vérité et que je comprenais que rien de bon ne nous attendait à l'arrivée... Le berçant, je fermai également les yeux afin de trouver de quoi me rassurer. Des images, le souvenir d'une voix chaleureuse, des bras tendres et aimant de ma mère, je me raccrochais à ce que je pouvais. Au matin où nous nous réveillâmes, la rosée s'était évaporée. Le ciel cendré nous offrait une fraîcheur inconfortable. On nous ordonna sèchement de nous lever et de descendre. Je réveillai délicatement Serzan sans lâcher sa main. Le gardant près de moi, je défiai du regard l'homme qui nous aidait à descendre. Il esquissa un sourire malicieux mais nous laissa près l'un de l'autre. On nous demanda d'avancer dans le silence le plus total. Certains enfants essuyèrent des larmes du revers de leur main. Je serrai un peu plus fort la main de mon frère. Nous fûmes emmenés dans un dortoir où je partageai le même lit que Serzan. « Sous le vieux saule, au fond de la prairie, l'herbe tendre te fait comme un lit. Allonge-toi, ferme tes yeux fatigués. Quand tu les rouvriras, le soleil sera levé. Il fait doux par ici, ne crains rien. Les pâquerettes éloignent les soucis, tes jolis rêves s'accompliront demain. Dors, mon amour, oh, dors, mon amour. Tout au fond de la prairie, à la brume, viens déposer tes peines et ton chagrin sous un manteau de feuilles au clair de lune. Tout ça s'oubliera au petit matin. Il fait doux par ici, ne crains rien. Les pâquerettes éloignent les soucis, tes jolis rêves s'accompliront demain. Dors, mon amour, oh, dors, mon amour. » Le sommeil me frappa si lourdement que je ne remarquai que le jour suivant qu'il n'était plus là...

Jour après jour, je redoublais d'efforts pour me faire entendre. Serzan... Je te retrouverai, me laissai-je croire les soirs d'optimisme. Mon comportement nocif et hostile envers les personnes qui nous encadraient m'octroyèrent une place fixe dans les cellules d'isolement. Quatre murs en pierre, un sol poussiéreux et une paillasse aussi froide que le métal. Je comptais les jours qui me séparaient de mon frère, pleurant toutes les larmes de mon corps jusqu'à la déshydratation. Et dans ma tête, cette chanson comme dernières paroles à Serzan résonnait. L'articulant du bout de mes lèvres asséchées, allongée sur cette paillasse, je revoyais son visage. Après les coups et les privations, je finis par abdiquer. On me faisait attendre pendant des heures dans une salle obscure. Un instructeur, Tahir Vedran, venait me voir, s'asseyant en face de moi. Mon regard l'évitait, mais de ses mains il recardait mon visage vers ses yeux. Il me fit subir un véritable lavage de cerveau selon lequel j'oubliai mon propre nom, celui de mon frère, ma famille, mon pays, tout. Au fur et à mesure, j'oubliais Aylin Beshad et devenais Rkia Vedran, soldat défenseur des intérêts de Samir, régent auto-proclamé des villages chevauchant la frontière Ardistan-Takistan dans les montagnes de Jabal as-Saral aux forêts de Nagara. Je ne comprenais pas nos actions. Mais après les divers rudes entraînements, je compris que nous ne faisions que piller les villages tuant tout personne se mettant en travers de notre chemin, sans distinction. Après chaque journée, chaque bataille, je marmonnais dans mon coin une comptine à laquelle le visage de Serzan été rattachée. Malheureusement, avec le temps, ce visage s'estompait. Tahir me demanda un jour pourquoi je chantonnais cet air entêtant. Je ne savais plus moi-même... Il me promit bien des coups si jamais il venait à entendre à nouveau quelqu'un chanter dans son unité. Plus aucune fois je ne chantai, plus aucune fois je ne fis allusion à ce dont je pensais provenir de mes souvenirs. Mais on n'apprend pas au vieux sage à faire la grimace. Et depuis ce jour, je sus que Tahir m'avait prise en grippe. Qu'il profiterait de la moindre occasion pour s'en prendre à moi.

D'un sursaut, je me réveille de ce long rêve mélancolique. À mes côtés, Goran. Il ne me paraissait pas bien différent de Tahir. Me demandant de mettre de côté tout ce que j'ai pu vivre, tout ce que j'ai pu faire dans ce camp. Oublier mes frères tombés sous le cri de leurs balles. Oublier cette période qui fut pourtant toute ma vie. Or, je ne suis plus une enfant, je ne suis plus une page blanche sur laquelle on écrit l'histoire qui nous sied. Malheureusement, c'est lui qui, à présent, tenait le battement de mon cœur. Je me fis une raison à ma destinée de servitude et acceptait de le suivre afin de gagner ma liberté. De prouver que je ne méritais pas de mourir. Que je saurais faire bon usage de la seconde chance qui m'a été accordée. Même si dans mon for intérieur, je ne me berce d'aucune illusion : jamais ils ne me laisseront vraiment partir... Alors que l'avion s'apprêtait à décoller, je remarquai que Goran était agrippé aux accoudoirs de son siège comme il pourrait l'être à sa vie. Cela m'intriguait. Je n'avais encore jamais voyagé en avion, mon ignorance m'évitait l'appréhension que l'on peut ressentir à bord de cet oiseau métallique. J'avais de nombreuses fois lu la peur sur le visage des autres. Mais cette peur-ci n'était pas aussi brutale que celle d'une personne tenue en joue par une AK. Il avait juste besoin d'être rassuré, comme un enfant aurait besoin de l'être avant d'affronter l'inconnu. « Sous le vieux saule, au fond de la prairie, l'herbe tendre te fait comme un lit. Allonge-toi, ferme tes yeux fatigués. Quand tu les rouvriras, le soleil sera levé. Il fait doux par ici, ne crains rien. Les pâquerettes éloignent les soucis, tes jolis rêves s'accompliront demain. Dors, mon amour, oh, dors, mon amour. Tout au fond de la prairie, à la brume, viens déposer tes peines et ton chagrin sous un manteau de feuilles au clair de lune. Tout ça s'oubliera au petit matin. Il fait doux par ici, ne crains rien. Les pâquerettes éloignent les soucis, tes jolis rêves s'accompliront demain. Dors, mon amour, oh, dors, mon amour », chantonnai-je à voix basse d'un ton mélancolique au souvenir de cet air. Je commençais à croire que quelque chose de différent été possible. Qu'au décollage de cet avion, une nouvelle vie allait s'offrir à moi. Une vie dans laquelle je pourrais me libérer de mes chaînes et être moi-même. Oublier le robot qu'ils avaient créé.

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