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 Rkia Vedran

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Avatar : Magdalena Zalejska
Crédits : Groggysoul & Tumblr
DC : -

« L’homme est le seul animal qui en fait souffrir d’autres sans autre but que celui-là. »
Arthur Schopenhauer

Face to face
Allégeance : Camp 3
Fonction : dsff
Champ 2 : zd

MessageSujet: Rkia Vedran   Lun 21 Mar - 19:58




☪ RKIA VEDRAN ☪
Vous savez qu'on peut être hanté par le remords toute sa vie, non pas pour avoir choisi l'erreur, dont au moins on peut se repentir, mais pour s'être trouvé dans l'impossibilité de se prouver à soi-même qu'on n'aurait pas choisi l'erreur.

PROFIL
Un humain qui perd son identité n'est plus un humain. Il devient un animal.
Prénom : Rkia. Nom : Vedran. Naissance : 17 avril 1992 à Nabran (Azerbaïdjan). Taille : 1m66. Poids : 60 Kg. Cheveux : bruns. Yeux : marrons.



PERSONNALITÉ
L'aimer non pas seulement pour cette partie de sa personnalité qui s'adressait à moi, mais aussi pour tout ce qui ne me concernait pas directement, pour ce qu'elle était en elle-même.

+ Courageuse - Cynique + Désintéressée - Désordonnée + Dévouée - Curieuse + Digne - Fougueuse - Impatiente - Impulsive + Prudente - Maladroite - Pessimiste + Opportuniste - Obstinée + Protectrice + Magnanime - Désinvolte



HISTOIRE
La fuite ne consiste pas à s'occuper du passé, mais à se concentrer résolument sur le présent et l'avenir en étant aveugle à l'héritage dont nous sommes marqués et avec lequel nous devons vivre.

Il n'y est de plus belle guerre que celle que l'on mène pour la sécurité des nôtres. La pauvreté rongeait les Beshad depuis un bon nombre d'années. Le couple ne pouvait subvenir aux besoins de toute la fratrie. La petite fille n'avait que cinq printemps lorsque son père décida de la vendre, elle et l'un de ses frères, ne gardant que l'aîné. Il fit passer cela pour un enlèvement alors qu'il les amenait sur la côte. Malgré un voyage des plus déplaisants, ils ne furent pas particulièrement maltraités. Peu de nourriture, peu d'eau, mais les enfants ne réalisaient pas ce qui se passait. La fillette était terrifiée par ces inconnus qui, une fois arrivés à destination, la séparèrent de son frère. Enfermée dans un bâtiment sombre, métallique et poussiéreux, un homme lui expliquait, jour après jour, qu'elle devait oublier toute sa famille, son pays, son passé. À présent, elle s'appellerait Rkia Vedran, orpheline de l'Ardistan qui se battrait pour l'intégrité du camp. Un lavage de cerveau facile sur une enfant de cinq ans, mais qui prit néanmoins un certain temps. Les insurgés l'entraînaient à s'infiltrer, écouter, observer, analyser des situations dangereuses. On lui apprit à se battre tout en lui bourrant le crânes d'idées anarchistes et radicales. La guerre entre l'Ardistan et le Takistan avait cessé, mais la frontière avait ses groupuscules qui se disputaient quelques terres. Sans réfléchir plus loin que les paroles de ses aînés, Rkia avait de nombreuses fois tiré sur des inconnus avec pour seule raison le fait qu'ils se disaient chez eux dans leur village.

Pourtant, malgré que le temps ait renforcé son conditionnement, Rkia n'a jamais vraiment cru en la cause qu'on lui demandait de défendre. Cela ne l'empêchait pas de risquer sa vie, mais c'était plus par mécanisme que par réelle conviction. On pouvait lui demander de mourir pour ses frères qu'elle se jetterait au milieu des tirs, mais jamais pour les prétextes que lui servait l'idéologie de son groupe. Peut-être que cet investissement pour les siens comblait le fait qu'elle ait perdu son véritable frère... comme un exutoire pour réussir à se pardonner elle-même de ne pas avoir su lutter pour lui lorsqu'il était encore temps, avant qu'ils ne soient séparés. Autant Rkia ne saurait se souvenir du visage de ses parents, autant elle revoit chaque nuit dans ses rêves les yeux de son frère... Ce seul souvenir était sûrement la source de son manque d'investissement dans les différents entraînements qu'on lui imposait. Probablement le soldat le plus raté de son groupe, ses supérieurs n'avaient de cesse de la réprimander. Que ce soit pour ses sautes d'insubordination ou son incompétence. Sa condition physique était trop frêle pour supporter les entraînements. Elle en reçut des coups. On lui imposait les tours de garde nocturne et la privait de nourriture parfois pendant des semaines. Rkia tentait toutefois d'osciller intelligemment entre sa désinvolture et la porte de sortie. Dés lors que ça sentait la fin, elle se donnait un coup de collier afin de remonter la pente. Elle s'assurait ainsi qu'on la garde. Car il était évident pour tous que la sortie se faisait les deux pieds devant...

Des tirs retentissaient et résonnaient dans tout le camp. Perdant le sommeil lorsque sonna l'alarme, Rkia se leva et prit son arme. Tout le monde était déjà sur le pied de guerre. Elle n'a jamais été la plus réactive, ni même la plus douée pour les exercices. Sauf que cette fois, il ne s'agissait pas d'un exercice mais d'une réelle attaque. Des explosions, toute la zone était mise à feu et à sang. Rkia voyait ses frères tomber un à un mais tentait malgré ça de se concentrer. Focalisant sa rage dans son AK, elle visait les assaillants et transperçait tout ceux qui croisaient son viseur. Malheureusement, la lutte était vaine. Les forces qui s'attaquaient à eux étaient bien trop armées... Rkia reçut un choc qui la mit à terre. Elle avait pourtant fait attention à son placement, mais ils étaient partout... Lorsqu'elle reprit ses esprits, le camp était vide. Le silence pesant apporté avec l'aube ne pouvait que contraster avec la vision d'horreur qui s'offrait à elle ; les corps jonchaient le sol tâché de sang. C'est au loin que résonna une voix lui criant de mettre les mains sur al tête et de se rendre. Rkia remarqua plusieurs armes braquées sur elle dans les encadrements des bâtiments. Sans chercher à réfléchir à un moyen de leur échapper, la jeune femme leva lentement ses bras et joignit ses mains sur sa tête. Les yeux fermés, elle inspirait et expirait profondément pour garder son calme. Des larmes avaient perlées le long de ses joues salies par la terre et le sang. Lorsqu'un soldat se posta sa hauteur, elle le regarda d'un œil vindicatif. Ils payeront pour ces vies enlevées.

Les mains liées, Rkia fut amenée à l'intérieur des bâtiments où des cellules se tenaient en rang. Elle connaissait bien ces cages d'isolement... Mais leur goût était bien différent avec ces hommes qui investissaient en toute impunité le camp. Quelques cris, la jeune femme reconnu la voix. Soudain, un tir. Silence. Elle comprit qu'ils allaient tous les tuer un à un. Personne ne sortira d'ici vivant. Cela lui paraissait si injuste... Un homme - probablement un gradé - venait souvent se placer devant ses barreaux. Il lui posait des questions sur le camp, les insurgés, les plans, les objectifs... Il posait plus de questions qu'un gamin curieux. Rkia ne répondait pas. De toute façon, elle n'avait pas la réponse à la majorité des questions. Son refus d'obtempérer lui coûta des tortures qui finirent par lui faire prononcer quelques mots. Malheureusement pour elle, Rkia n'avait pas les réponses aux questions qui leur importait réellement mais sa coopération semblait leur suffire. Après trois jours d'inquisition, les interrogatoires prirent une tournure plus personnelle. L'homme lui posait des questions sur ses motivations personnelles, sur ses origines, ses opinions. Réservée, Rkia s'entêta à ne pas vouloir lui répondre. Mais il ne semblait pas décider à lâcher prise, déclarant qu'il pouvait tenir des jours comme ça s'il fallait. C'est non sans douleur que Rkia lui récita les quelques souvenirs qu'elle avait. Azerbaïdjan, un bateau, son frère... C'était si flou qu'elle se dit que jamais il ne se satisferait de cela. Contre toute attente, il ne chercha pas plus loin, se leva puis quitta la salle.

De retour dans la cellule, Rkia s'assoupit, à bout de forces. Alors que certains de ses comparses subissaient les mêmes tortures par lesquelles on l'a fit passer, une femme entra dans la petite pièce, ce qui la réveilla. Elle l’ausculta sans dire un mot, sans échanger un seul regard. Rkia fut conduite vers les dortoirs où elle put se doucher, se changer. Plus de menottes, juste un garde et cette femme. Toujours sans qu'aucune parole ne soit prononcée, elle fut conduite dans un bureau où étaient confortablement installés trois hommes. L'un d'eux était celui qui avait interrogé Rkia. Le fixant d'un regard incertain, elle resta muette, attendant qu'on lui explique ce qui allait se passer à présent. Le plus haut gradé se leva et la jaugea du regard, tournant autour d'elle. « Toi ? Une redoutable insurgée ? Je m'attendais pas à voir des fillettes et des gamins en venant ici... ces terroristes... on les surestimes toujours. » Rkia fronçait les sourcils mais se retint de commenter. « Mais bon, il paraît que t'es prête à racheter tes fautes. On peut peut-être s'arranger pour t'éviter l'exécution sommaire que tous les terroristes méritent. Après tout, ce serait dommage de tirer sur ton joli minois », dit-il en effleurant son visage du bout des doigts. Il fit un signe de tête au garde qui accompagnait Rkia. Ce dernier quitta la pièce et revint quelques minutes plus tard avec l'un des dirigeants du camp. Il était attaché et bâillonné, le visage déformé par les coups. Sur son corps à moitié nu s'exhibaient les marques des sévices qu'on lui avait infligé. L'homme à qui Rkia s'était confiée s'approcha d'elle et lui tendit son arme de poing en posant une main sur son épaule. Son supérieur, sourire en coin, déclara d'une voix sobre : « si tu veux te racheter, tu dois commencer par mettre un terme à tout ça. Tue-le. » À ces mots, tout le monde quitta le bureau, sauf le propriétaire de l'arme qu'elle tenait entre ses mains.

L'adrénaline montait. Rkia regardait ses mains trembler, tenant l'arme. Fébrile, elle porta le canon à la tête de son chef. « J-je ne peux pas... » Peina-t-elle à articuler. « Il le faut. Si tu le fais, tu auras une chance de tout recommencer à zéro. Cet homme enlève des enfants, convertit des personnes honnêtes à ses idées tout ça pour s'en prendre à d'innocentes familles. Il s'accapare les richesses des autres en vous berçant d'illusions sur une révolution, un besoin de se révolter et de prendre les armes, il vous manipule pour servir sa cupidité. » Elle secoua frénétiquement la tête, niant catégoriquement ces allégations. « Non... c'est faux... il m'a recueillie, sans lui je serais morte... il m'a donné une famille... » Tenta-t-elle de justifier. « Il t'a sans nul doute arraché à ta vraie famille, si ton frère était avec toi et que tu ne l'as jamais revu, c'est sûrement parce qu'il a dû le tuer... » Rkia échappe des sanglots qu'elle essayait de réprimer puis à l'énonciation de son frère, appuya sur la détente. Elle sentit ses jambes fléchir. Il la retint en la serrant contre lui. Rkia avait tant lutté pour ne pas ouvrir les yeux, pour se persuader qu'elle servait une cause juste, le réveil était difficile. Elle reprit ses esprits tant bien que mal, espérant que le cauchemar allait enfin finir. L'homme l'accompagna jusqu'à l'infirmerie où la femme qui s'était occupé d'elle attendait avec une aiguille à la main. Rkia demanda ce qu'on allait lui faire. « On va juste s'assurer qu'à partir de maintenant, tu feras ce qu'on te demande. Grâce à ça, on saura constamment où tu te trouves. » Expliqua-t-il en la poussant vers les médecins. « Non... je refuse, lâchez-moi ! » Rkia commença à se débattre pour qu'on n'approche pas cette aiguille de son bras mais les gardes arrivèrent et on ne lui laissa pas le choix.

Le choix ne lui fut pas donné. Alors que sonnait les dernières exécutions dans la cour, l'homme lui expliqua qu'à présent, elle serait sous sa garde et que si elle tente quoi que ce soit pour s'échapper ou qu'elle manque aux règles qui lui seront imposées, ce sera la prison à perpétuité voire l'exécution. N'ayant aucune identité au yeux de la société, aucune famille, aucun lien nul part, Rkia se rendit à l'évidence : vaut mieux le suivre qu'être morte. Alors l'insurgée se résigna et se décida à rentrer dans les clous. Le chemin vers sa rédemption est long et elle ignore si un jour elle arrivera à s'insérer dans la société, mais son désir de vivre l'aide à croire que c'est possible. C'est sur Altis que l'homme la mena. Elle y posa les quelques affaires qu'elle possédait et tenta de s'acclimater. L'île de Marc Robert Ducreux est tiraillée par les groupes armés et les mafias. C'est là une opportunité pour Rkia de prouver qu'elle est prête à se mettre au service des citoyens en luttant contre ces groupes qui gangrènent l'île. Pour se faire, elle doit rejoindre la milice et prouver sa dévotion auprès de son tuteur. Les jours qu'ils ont dû passer ensemble l'ont forcée à l'accepter et ont créés une certaine complicité entre eux. Même si elle reste très réservée et toujours à sa place avec lui, une synergie s'est tissée. Parfois, Rkia arrive à lui parler et à agir avec lui comme si il n'avait pas le sort de sa vie entre ses mains. Même si d'un simple coup de fil il peut justifier qu'elle soit éliminée, elle a confiance en lui. Peut-être à tord. C'est un lien assez complexe sur lequel elle n'a jamais voulut se poser trop de questions. Il l'a sortie de son cauchemar et lui a donné une nouvelle chance, c'est tout ce que la jeune femme veut retenir.


IRL
Nous sommes nés pour exister, non pour connaître; pour être, non pour nous affirmer.
Pseudo : Vanka. Âge : 23 ans. Résidence : Rouen. Métier : Laser Game. RP : forums, JdR, arma ♥. Jeux : Aion, Tera, LoL, Skyrim, ArmA III.
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Rkia Vedran

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