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 Journal de Saoreen Menotios

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« L’homme est le seul animal qui en fait souffrir d’autres sans autre but que celui-là. »
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MessageSujet: Journal de Saoreen Menotios   Dim 6 Déc - 14:21

Journal de bord
#1
Altis, retour aux racines
Un bon coup de fouet, c'est ce qu'il me fallait. Revenue sur l'île depuis une semaine, j'ai vogué dans les rues de Pyrgos, d'Athira et de Sofia. J'en ai entendu des choses. Bruits de couloirs et événements. La température d'Altis a bien changé. Je n'arrive pas au meilleur moment... Quand bien même les armes sont régulées et que les entreprises s'efforce de proposer aux Altos une alternative à la rébellion, je n'arrive pas à rester naïve et penser que les choses changent vraiment pour cette île qui a déjà tant souffert. Mon arrivée ne fut pas notée par les parents éloignés. En même temps, je n'avais pas éprouvé le désir de m'annoncer. Avançant à mon rythme, je préférai attendre avant de chercher à les recontacter. C'est que... je ne suis pas du genre à envoyer une lettre tous les mois. Plutôt... tous les deux ans... Autant dire que j'étais aussi au courant de ce que ma famille trafiquait que des affaires courantes des espèces animales du crétacé.

Mais lorsque je me trouvais avec eux, ma famille passait en premier plan. Une solidarité, une fraternité, une complicité qu'on ne trouve que chez les personnes qui vivent si loin les unes des autres qu'elles se rattachent au passé pour savourer le présent. C'est ce sentiment qui m'avait rapproché de mon oncle à Tirana. Rapprochement qui, lors de l'évocation de mon envie de retourner sur Altis, me donna un certain soutien en échange de quelques instructions. Ma curiosité pour prétexte, je me suis intéressée aux différentes entreprises de l'Est afin de trouver un emploi qui me permettrait de subvenir à mes besoins. Une fois quelques CV envoyés, c'est le PDG de Grain de Sel, Yuki Amano, qui m'a contacté afin de discuter d'un possible poste en tant que travailleur du sel. Lui ayant confié que mes compétences n'étaient pas très portées sur la conduite et le traitement du sel, il a évoqué son envie de développer son entreprise sur la partie Ouest de l'île. Un projet ma foi audacieux mais qui mérite d'être étudié. Ce serait un véritable plus pour Grain de Sel aurait ainsi la main mise sur le sel d'Altis. Malgré une courte période d'essai fort sympathique et très instructive, j'ai attendu un entretien avec le PDG de Graine de Malt avant de me prononcer sur le poste. J'ai rencontré Dalkhan Oumarov, PDG de Graine de Malt, pour candidater. Comme pour Grain de Sel, je lui intimai que le transport n'allait pas être mon domaine et je lui fis une offre audacieuse qu'il accepta. Après une courte période d'essai en tant que directrice des ressources humaines, je me suis parfaitement intégrée à l'entreprise.

Après quelques jours de dur labeur, je pense m'être correctement intégrée au sein l'équipe de Graine de Malt. Les choses semblent évoluer comme je le souhaite pour le moment. J'ai croisé des membres de la mafia Shqiptar. Il ne manque plus que d'y trouver un contact. En attendant, il me faut persévérer dans mon travail face aux changements que Dalkhan Oumarov a choisi pour son entreprise. Cela me prend beaucoup de temps et sûrement retarder mon rapprochement de la mafia Shqiptar. Mais rien ne presse. Dés lors que le contact sera établi, je pourrais commencer une correspondance avec mon oncle.

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MessageSujet: Re: Journal de Saoreen Menotios   Sam 12 Déc - 12:14

Lettre
#1
À George Mikali
Cher oncle,

Cela fait une semaine que je suis arrivée sur l'île et je suis parvenue à entrer dans la société écran Graine de Malt. J'ai fait la rencontre de plusieurs personnes que je soupçonne fortement de faire partie de votre organisation sur Altis. Aucun ne laisse paraître un réel attachement à ce groupe mais il y a une certaine solidarité vis-à-vis de ces personnes qui, vu ce que je sais, laisse paraître plus qu'une amitié hors travail.

Après une série de braquages nous ayant fait perdre deux cargaisons, j'ai vu là l'opportunité de demander un entretien avec la mafia Shqiptar en passant par @Dalkhan Oumarov. Avant ce rendez-vous, j'ai croisé @Adrien Ivanesco et @Ludo Tech qui avaient l'air étrange, un peu pâles. Je me suis rendue à Molos afin de les rencontrer. Les lieux étaient très calmes. Comme si la ville entière fermait ses yeux. Une ambiance qui vous aurez plu. On m'a présentée au Loup de l'Est avec qui j'ai pu discuter de l'insécurité des routes de Sofia. En effet, entre les braquages sur Graine de Malt ainsi que sur les routes de Gazprom, l'entreprise russe, nous ont ramené plus que la méfiance des employés ; @Evsei Agron s'est rendu en personne sur Sofia. Je ne saurais dire s'il ne cherchait que les braqueurs ou s'il a des intérêts chez la mafia Shqiptar.

J'étais assez intimidée, une petite blessure suite à un petit incident de la route je n'étais pas en pleine possession de mes moyens... Cependant je reste à l'affût de toute information qui pourrait me permettre un rapprochement plus sincère avec la mafia Shqiptar.

Bien à vous,
Saoreen.


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MessageSujet: Re: Journal de Saoreen Menotios   Sam 12 Déc - 12:22

Journal de bord
#2
Sofia, le bon chemin n'est pas le plus droit
Par vanité, l'Homme est capable de bien des choses. Bonnes ou mauvaises, dans tous les cas, celui qui pose les actes parviendra toujours à se convaincre qu'elles sont un mal nécessaire. Pour vivre avec sa conscience, on se trouve des excuses avec une facilité parfois déconcertante. Mais il reste des domaines, des lieux, dans lesquels l'appât du gain et le profit personnel sont admis et chacun assume ses choix avec les conséquences qui vont avec ; Altis.

À Sofia, le travail fait loi, chacun prospère et tout le monde a une place à côté des autres. Une synergie qui parfois peut être tendue. Mais dés que l'argent régule les rapports entre les individus, c'est toujours délicat. Certaines personnes cherchent toujours à tirer la couverture vers soi. Que ce soient des entreprises ou groupes ayant leurs intérêts à Sofia ou des travailleurs un peu trop avides, on s'efforce de respecter l'intégrité des autres quand bien même les négociations sont parfois tendues... Suite aux braquages récurrents, on passe du temps sur les routes à veiller au grain. Je suis retombée sur Evsei Agron sur la route de Sofia, bien plus entouré. À ses côtés... Hannah. J'ignore qu'elle place elle a, ni ce qui l'a orienté vers ces personnes, mais cela ne me dit rien qui vaille. Si seulement nous pouvions nous parler... Evsei Agron semblait absolument ailleurs, répétant qu'il désirait récupérer ses billets et il m'a parlé d'un restaurant... Je n'ai pas vraiment compris mais la réaction d'Hannah me laissa comprendre qu'il se passait quelque chose entre eux. Perturbée par sa présence et par le motif de leur présence, j'ai laissé Hannah m'éloigner du groupe et elle en profita pour glisser une note dans ma poche. J'ai prévenu mes supérieurs de la visite des chapkas, mais visiblement, personne n'était disponible pour discuter avec eux. Peut-être aurions-nous un jour un moment pour parler de ce qui semble tracasser le PDG de Gazprom.

La situation semble tendue sur les routes ces derniers jours. Après une livraison à l'Aphrodite pour la Mexican Night Club, notre convoi s'est fait suivre par un pick-up avec des hommes armés. Natalyia Orlov conduisait la voiture. On est restés en retrait. Malgré la distance, j'ai compris ce qu'il se passait sur la radio... Le voile levé, ils m'on donné rendez-vous dans un coin reculé. J'ignorais ce qui m'attendait jusqu'à voir le loup de l'Est. Jusqu'à ce que je prononce les mots qui me lieraient à la mafia albanaise. Jusqu'à ce que je scelle le chemin de mon destin.

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MessageSujet: Re: Journal de Saoreen Menotios   Sam 12 Déc - 12:29

Lettre
#2
À George Mikali
Cher oncle,

Une confiance semble s'être installée entre vos hommes et moi sans que nous nous en apercevions... Lors d'une tentative de braquage par des racailles locales, je vis des choses que je n'étais pas censé voir. Tentant de tenir ma collègue Nataliya Orlov hors de tout ça, je n'intervins pas dans ce qui se déroulait face à nous. Laissant vos hommes faire ce qu'ils avaient à faire, je m'en suis allée. Ils avaient compris, j'avais compris. J'ai dû rejoindre leurs rangs. C'est ce à quoi vous vous attendiez. C'est ce à quoi je m'attendais. Mais peut-être pas dans ces circonstances. Malgré tout, ce qui compte, c'est qu'aujourd'hui j'ai rejoins vos rangs, et ce jusqu'à la mort.

Bien à vous,
Saoreen.


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MessageSujet: Re: Journal de Saoreen Menotios   Dim 13 Déc - 11:07

Journal de bord
#3
Molos, l'envers du décors
Tapis dans l'ombre du nord, le loup de l'Est règne comme un père sur ses enfants, protégeant les honnêtes gens, s'attaquant aux malfrats et à la petite racaille qui s'aventure trop près des richesses de Sofia. Cet homme m'inspire un certain respect. Ce n'est pas un Robin des bois contemporain, mais il a le mérite de se soucier des Altos et de veiller sur les ouailles de George Mikali.

Lorsque les visiteurs entendent le mot mafia, de suite leurs genoux tremblent. Se mettant sur la défensives, ils en viennent à des actes agressifs. J'ai moi-même observer une certaine méfiance à leur égard avant d'en savoir plus sur leurs manières de procéder, sur leurs idées. Quand bien même parfois il faut faire des compromis, dans l'ensemble, la mafia Shqiptar assure ses intérêts tout en respectant ceux des autres. Les bonnes actions ne rachètent pas les mauvaises, mais il subsiste un équilibre fébrile qui harmonise le manichéisme des citoyens qui ne voient que le mauvais côté des groupes mafieux. La MS est pour moi la chance d'avoir une seconde famille. Celle-ci, jamais je ne la laisserai s'éloigner. Liés jusqu'à la mort. Le seul point noir actuel de mon cheminement c'est Hannah... elle n'a sans doute pas eu beaucoup de choix arrivée sur cette île et je peux concevoir qu'elle se soit réfugiées chez les chapkas. Quelque part, je m'en veux de l'avoir menée vers Altis. D'autre part, je lui en veux de ne pas m'en avoir parlé avant. En même temps, je ne peux en vouloir à personne. Ce serait hypocrite de lui reprocher son attachement à la Bratva alors que moi-même j'ai franchis le point de non retour. Si seulement je pouvais la protéger... Mais loin d'elle, dans un monde totalement différent au final, je ne peux qu'espérer que là-bas, ils la protègent et prennent soin d'elle. Dans le cadre de Graine de Malt, j'ai pu lui parler quelques instants sur Pyrgos. Ce fut bref car une autre personne s'est joint à nous. Il semblerait qu'elle ne reste jamais seule, ce qui est problématique pour nous deux. Et vu ma position, je ne pourrais probablement pas la voir autrement que par le biais de nos entreprises respectives. Peut-être parviendrai-je un jour à susciter assez de confiance auprès de mes frères pour qu'ils comprennent qu'Hannah est autre chose qu'un membre de la Bratva, il s'agit avant tout d'une femme comme une autre. Mais j'en doute. En attendant, je me contente de la croiser en coup de vent sur Pyrgos.

Sur les routes la nuit tombée, encagoulée, voguant entre les différents points d'intérêts de la mafia Shqiptar, j'oublie que je suis Saoreen Menotios, je deviens quelqu'un d'autre. Une personne qui n'a pas peur d'aller jusqu'au bout pour subvenir aux besoin des siens. Qui n'a pas peur de se salir les mains pour protéger les siens et servir Mikali. Ce dernier a d'ailleurs envoyé de nouveaux équipements pour Adrien et Moi. Nous n'avons pas encore eu l'occasion de tester tout ça, mais je commence à avoir quelques fourmillements dans les doigts lorsque je tiens mon arme ou que je suis debout sur une douchka...

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MessageSujet: Re: Journal de Saoreen Menotios   Mar 15 Déc - 6:05

Lettre
#3
À George Mikali
Cher oncle,

Il y a un sentiment étrange qui naît en moi. Un mélange d'appréhension, de méfiance et de besoin de réussite entourés d'une dose d'adrénaline et de vigilance. Depuis ces derniers jours, je vois le monde différemment. Avec la crainte que quelqu'un découvre quelque chose qu'il ne devrait. La crainte d'être dépassée par la situation. Les choses avances vites et mon adaptabilité est mise à l'épreuve. Heureusement, mes différents voyages m'ont appris à faire face à l'inconnu, mais celui-ci comporte des dangers incommensurable pour moi. Alors je reste en retrait, j'observe, j'essaye de me mettre au pas avant de trouver ma place. Ce n'est pas simple mais c'est là un défi qui, une fois remporté, me rendra plus grande, plus forte. Une chose est sûre : je ne vous décevrai pas. Dés lors que je m'y serai faite, tout ira mieux et je pourrai être entièrement au service de vos intérêts.

Bien à vous,
Saoreen.


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MessageSujet: Re: Journal de Saoreen Menotios   Mar 15 Déc - 6:38

Journal de bord
#4
Le prix d'un souffle, prix du sang
Le palpitant en sprint, un message et une minute pour réagir. Quelques mots qui m'ont demandés de mettre une balle dans la chair d'un homme. Il connaissait mon nom. Il fallait faire vite. Mes frères m'ont appelé pour faire le travail. Au volant, mon arme en main, j'ai conduit jusqu'au point de rendez-vous. Je le connaissais. Leandro Cucchiara. Embauché il y a peu à Graine de Malt. Je m'entendais bien avec lui... Mais pas de sentiments. On m'avait donné un ordre, je l'ai exécuté sans réfléchir. On m'a dit de sauter. Je l'ai fait sans parachute... Ce n'est qu'après coup que j'ai réalisé que c'était... simple. Ne pas se poser de questions : foncer. Marche. Je marche. Appuis. J'appuis. Les kapos pourraient me dire de me couper le deuxième auriculaire que je le ferais sans même me demander pourquoi... Ce constat m'a d'abord effrayé. Mais rapidement, la présence de mes frères me fit réaliser que c'était là le prix que l'on avait tous donné : notre volonté propre n'avait plus d'importance lorsque l'on arborait les couleurs de la MS. Seule celle du groupe comptait. Seule celle de Mikali importait.

Il est aisé de croire que les intentions de George Mikali sont mauvaises. Au-delà des trafics et des manigances, il y a pourtant le désir de construire. Comme le dit si bien le Président Ducreux : travail, patrie, rentabilité. Des préceptes bien ancré sur cette île et au cœur de la mafia Shqiptar. Ne cherchant pas plus loin que ses intérêts, la MS assure la protection de ceux qui lui permettent d'exister, alliant force et dialogues, négociations et armement. Sofia a eu le privilège d'une visite présidentielle où il était question d'un mariage célébré prochainement. La première dame d'Altis nous énonça la révélation divine de la creutienté en offrant une lecture critique de la Duble. Je ne sais pas si j'y crois - honnêtement, ça m'étonnerait - mais ma curiosité naturelle me laissa m'entraîner dans l'Altis'bus pour un tour de Sofia à Pyrgos en passant par Athira en compagnie de Dene Paki et de Prêtre Burme. J'en ai d'ailleurs profité pour acheter l'album de Dene que je conseille fortement ! Cependant, la tournée fut arrêtée par une attaque contre le Président sur la place de Pyrgos. Jean Dinard et moi avons réussi à extraire M. Oumarov rapidement alors qu'il s'était assoupi dans le bus tandis que Mike Vinyard, Odd Johansen, Marco Yin, Adrien Ivanesco et Ludo Tech restaient sur place pour aider l'extraction du Président. Marco fut le seul blessé de notre groupe. Heureusement aujourd'hui, il va mieux. En tout cas, la situation à Athira et Pyrgos semble de pire en pire... Lisant la presse chaque matin, je suis contente d'être sur Sofia. Même si je redoute le jour où les racailles et dissidents se ramèneront dans l'Est. J'ai beau avoir une confiance aveugle envers les forces de la MS, je sais qu'aucune situation n'est immuable sur Altis et que du jour au lendemain tout peut basculer.

Comme l'équilibre fragile qui réside entre les trois principales familles de l'île : le cartel, les russes, les albanais. Trois couronnes sur une même île, cherchant à protéger ses intérêts à travers des accords de non violence, de voile posé sur les yeux, de trafics et délimitations de territoires. Je ne vivais cela que de loin, ne voyant que la haine des chapkas et des fajitas. N'en défendant aucun, je me protège néanmoins de chacun. Aujourd'hui, j'ai pu voir par moi-même la fébrilité du statu quo qui évitait les effusions de sang... Une simple rencontre pour une histoire de taxes entre Evsei Agron et le loup de l'Est et voilà que les mexicains viennent s'en prendre aux russes. La MS au milieu qui fut forcée de jouer les arbitre afin que les négociations puissent se faire. Un véritable bordel où tout le monde priait pour qu'aucune balle ne soit tirée. Les seules pertes à déclarer furent du côté du cartel. Un retour à la normale permis à tous de respirer un bon coup. Quand bien même on sent qu'une guerre approche. À présent, la mafia Shqiptar est prête à riposter, c'est une chose qui, semble-t-il, n'échappe plus à personne.

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MessageSujet: Re: Journal de Saoreen Menotios   Ven 18 Déc - 11:52

Lettre
#4
À George Mikali
Cher oncle,

Les jours passent et je peine à faire mes preuves. Une impression étrange qui mêle mon arrivée précipitée avec mon crucial manque d'expérience. Malgré mes efforts, les situations dans lesquelles on tombe ne me permettent pas de faire mes preuves. Par conséquent, j'ai le sentiment de ne rien apporter à vos fils... Faire sa place en tant que femme n'est pas chose aisée et, malgré le fait que je m'en estime heureuse, avoir rejoint vos rangs aussi facilement me met mal à l'aise.

Ludo Tech nous a quitté, quand bien même nous allons garder de bonnes relations avec lui, il n'est plus dans vos forces directes. Concernant Adrien Ivanesco, je n'ai pas eu tellement l'occasion de parler avec lui, mais je pense le faire rapidement afin de savoir ce qu'il pense de tout ça. Qu'on se serre les coudes et qu'on parvienne à se faire une place méritée dans vos rangs.

D'abord, j'avais pensé opérer avec les nouvelles recrues qui, contrairement à nous deux, vont devoir faire leurs preuves avant de rejoindre la mafia Shqiptar. Mais ignorant l'image qu'ils ont de nous, ignorant aussi le point de vue du loup de l'Est, votre serviteur, je préfère rester discrète. Peut-être qu'à l'heure où je vous écris cette lettre, des projets sont établis, cependant je n'observe aucune appréhension quant à ceux-ci. Quelque part, j'espère à tord. D'autre part, je pense que cela devrait au contraire, nous forcer à redoubler d'effort pour que les capos et le loup de l'Est constatent notre valeur... À voir.

Sachez toutefois que cela n'entache en rien mes ambitions.

Bien à vous,
Saoreen.


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MessageSujet: Re: Journal de Saoreen Menotios   Ven 18 Déc - 12:31

Journal de bord
#5
Altis en guerre froide
Les activités des mafias semblent calmes depuis la dernière rencontre. N'étant pas présente sur l'Ouest du pays, il m'est difficile de me faire un avis très construit... Mais depuis Sofia, tout à l'air tranquille, trop tranquille. Tout le monde reste en alerte et continue sa petite vie comme si de rien n'était. Notre couverture, Graine de Malt, nous prend beaucoup de temps et d'énergie. Autant dire qu'on n'a pas vraiment l'occasion de s'ennuyer. Ce qui n'est pas plus mal, même si parfois j'aimerai pouvoir lâcher du leste et ne plus me préoccuper des affaires de l'entreprises ou de la mafia. Cependant je tiens bon et remplis mes devoirs avec une dévotion certaine. Des tendances consciencieuses me permettent de toujours chercher l'efficience dans ce que je fais.

Le programme Graine d'Espoir est très actif ces derniers jours. Des personnes sont même intéressées pour être tuteur bénévole au sein de l'association. Cela me fait plaisir, d'autant plus qu'avec Graine de Malt, on a de quoi encadrer les personnes en difficultés et assurer qu'elles restent sur le droit chemin -  tout du moins en apparence... Nous savons bien que certains utilisent leur poste comme une couverture. Par soucis de confiance et un peu de transparence, avec M. Vinyard nous avons dû nous occuper du cas d'une nouvelle recrue : Vicenzo Vargas. Lui et son frère on rejoint Graine de Malt. Vicenzo est... comment dire... un ancien lascar qui, tout en gardant les bénéfices de sa vie passée, désire rentrer dans le droit chemin. Me méfiant des personnes qui rebutent à laisser tout leur passé derrière eux lorsqu'il est aussi... sale, je me suis laissée prendre au jeu de la guerre fiscale. Convoquée par le maréchal et premier ministre Lambert de Ryckman concernant la situation de M. Vargas, j'ai profité de la situation afin de donner une pression supplémentaire à ce dernier tout entrant dans la confiance de M. de Ryckman. Un homme pour le moins... étrange avec qui je n'aimerai pas risquer une rencontre autre que professionnelle. Parfois c'est à croire que les hommes d'Altis ne voient jamais de femmes vu comment ils insistent pour se marier avec la première qui passe. Je trouve cela navrant. Peut-être devrais-je tirer avantage de ces situations inévitables, mais pour le moment elles ne m'inspirent que dégoût et irrespect. Sans être inaccessible, j'aimerai que la gente masculine comprenne mon désintéressement total pour les choses de l'amour qui - disons-le franchement - se résument, sur Altis, à de simples besoins primaires. En plus d'être déplorable, c'est absolument sans intérêt. Mon indépendance et ma dévotion envers George Mikali et mes propres intérêts m'attirent bien plus que des obligations conjugales et la maternité d'un homme qui n'aspire qu'à se faire entretenir.

Le Nord-Est était plutôt calme côté affaires. Même si les travailleurs se multiplient et qu'on a eu plusieurs cas de recèle de camions par des malfrats venus de l'Ouest. Ce n'est qu'hier que les choses commencèrent à s'enflammer. Un bien grand mot, je vous le concède, mais pour moi, l'impact ne passe pas inaperçu. À plusieurs reprises nous avons entendu parler de la RDA. C'est un peu vague pour moi, soit disant qu'ils revendiquent Sofia ou je ne sais quel autre plan trop optimiste pour être réaliste. Un informateur aurait rapporté aux oreilles de la MS qu'ils prévoyaient de kidnapper la femme du meneur de la Bratva. Nina Norade. Ce nom mit un peu de temps avant de résonner dans mon esprit. Hannah... Mon cœur s'est arrêté de battre un instant avant de chercher à comprendre tout ce qui était en notre connaissance sur cette affaire. Au départ totalement désintéressé par cette affaire, nous fîmes cependant entendre au loup de l'Est qu'empêcher cet enlèvement pourrait être pécuniairement intéressant pour la MS. Jauger la vie de Nina par une valise me fit mal au cœur, mais l'important est qu'elle soit en sécurité. Je ne permettrai pas que cet Evsei Agron, que je ne porte déjà pas dans mon cœur, mette en danger la vie de Nina. Elle mérite d'être heureuse. Qu'elle choisisse de trouver son bonheur avec cet énergumène la regarde, mais je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour éviter qui lui arrive le moindre mal. Si je n'y parviens pas avec la MS, alors je ferais jouer mes relations avec la gendarmerie.

Réalisant que combiner mes intérêts avec ceux que la mafia Shqiptar sera difficile et plein de compromis, je tente de revoir mes priorités. Ce n'est pas évident mais il est indéniable qu'il me faille mettre en avant la mafia avant mes proches. Cela me demandera plus d'effort que je ne le pensais. Mais j'ai déjà eu à faire des sacrifices bien plus difficiles. Pourquoi n'y arriverai-je plus aujourd'hui ?

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MessageSujet: Re: Journal de Saoreen Menotios   Sam 19 Déc - 10:48

Lettre
#5
À George Mikali
Cher oncle,

Comme si les mots que je vous écrivais portaient les ambitions des Nornes qui m'entourent, ces jours-ci firent tomber toutes mes appréhensions...

Tentant de m'investir autant qui me l'est permis, je me conforte en voyant que mes efforts ne passent pas inaperçu. Grâce aux entraînements du capo Gero, je m'améliore et obtiens plus de confiance en moi lorsque je porte les couleurs de la mafia Shqiptar.

Une nouvelle recrue a rejoint vos rangs. Despé. Il m'a été intimé de me rapprocher de lui, sûrement pour que sa formation me fasse l'effet d'une piqûre de rappel, ou alors pour l'aider et, de cette manière, voir si j'ai bien saisi les bases de notre manière de faire. En tout cas, je me trouve accessible et très intéressant de par son expérience dans la Yakuza. Sans doute ai-je beaucoup à apprendre de lui comme auprès de tous les autres membres de la MS.

Le loup de l'Est veille sur moi. Bien que vous connaissiez mon orgueil, je suis reconnaissante envers vous pour ce fait. C'est toujours rassurant de savoir que quelqu'un couvre nos arrières. Je tenais à vous remercier pour toute la sollicitude dont vous faites preuve à mon égard, même à des centaines de kilomètres de moi. Vous m'avez donné une chance de retrouver une famille unie, solidaire, soudée.

Bien à vous,
Saoreen.


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MessageSujet: Re: Journal de Saoreen Menotios   Sam 19 Déc - 12:34

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#6
Altis, la mascarade
Depuis plusieurs jours la presse en parlait : le "MPP" Mariage Présidentiel public qui unirait devant les Altos Marc Robert Ducreux et Marie Bell. Pour l'événement, une commande de whisky partait de Sofia jusqu'au lieu de la cérémonie. Un convoi ordonné qui notait le prestige de la marque qu'il représentait : Graine de Malt. Une belle publicité mais avant tout le plaisir de partager avec des personnes venant de tous les horizons qu'offre cette île. On notait un contraste certain entre les trois principales familles. Ce qui n'était pas une mauvaise chose... Monsieur De Ryck... Lambert était présent, forcément. Malgré l'effort de Jean Dinard pour tenter de l'éloigner gentiment de moi en se faisant passer pour mon fiancé, rien ne semblait pouvoir détacher cet homme de mon bras, ça eut même pour effet de le rendre plus déterminé. C'était très embarrassant, mais j'ai fini par en rire. Je pense que M. Oumarov devait également en rire... Durant le concert de Dene Paki qui clôturait la cérémonie, une annonce fut passée à la radio : une bombe. Plusieurs personnes se levèrent, nous tentâmes de réunir Graine de Malt afin de retourner sur Sofia ; nous avions eu notre dose d'attentats avec la tournée Altis'Bus...

De retour à Sofia, le prêtre Burme qui avait volontairement saboté la cérémonie afin de signifier son mécontentement vis-à-vis de la creutienté, appela les citoyens à la rébellion. Le temps de ranger les cargaisons et de considérer justement la situation, les autorité étaient déjà sur place quand la MS décida d'intervenir. J'ignore ce qui se prépare précisément, mais un coup d'État semble approcher. Bien que redoutant l'impact économique de cette rébellion, elle ne me préoccupe pas plus que cela. Nous avons parcouru le Nord-Est d'Altis sous tout ses angles suite aux nombreux mouvement sur Sofia. Surveillant les routes empruntées par les travailleurs, on pista quelques braqueurs que nous prîmes en chasse. Dans la soirée, rentrés sur Molos, le loup de l'Est me prit en aparté. L'adrénaline de la soirée pour anxiété, je restai perplexe lorsqu'il énonça ma filiation avec George Mikali. Les traits de mon visage se détendirent lorsqu'il vint au sujet de la conversation. Me confiant qu'il aurait à présent pour devoir de me protéger, de veiller sur moi, le loup de l'Est me félicita pour le travail que j'accomplissais, que ce soit au sein de Graine de Malt comme de la MS. Il s'autorisa habilement à me confier qu'il n'était pas insensible aux femmes de ma trempe, ce qui, de prime abord, me gêna. Plus par surprise que par malaise. Parce qu'étrangement, cela ne me déplut pas. Ayant un certain respect pour cet homme, appréciant sa façon d'être et de penser, je pense le tenir dans une certaine estime. N'ayant jamais été très démonstrative ni du genre à me poser des questions sur ce que je ressens, il me fut impossible de répondre quoi que ce soit de constructif. Cela dit, ça m'a incité à poursuivre mes efforts et à me donner à deux cent pour cent dans la mafia Shqiptar et dans Graine de Malt.

Cependant, cette bonne humeur et ce regain de volonté a été freiné par le rapport des capos sur la RDA. Nina est en danger... J'aimerai pouvoir la prévenir, mais j'ai les mains liées ; tant que le loup de l'Est n'a rien décidé, je ne peux pas bouger. Peut-être tenterai-je de parler avec lui pour passer un appel à un gendarme qui pourrait au moins essayer de la protéger. C'est tout ce que je peux faire pour elle et cela me noue le ventre. Après tout ce qu'elle est moi avions vécu, mon incapacité à lui venir en aide aujourd'hui me ronge le cœur...

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MessageSujet: Re: Journal de Saoreen Menotios   Lun 21 Déc - 12:38

Lettre
#6
À George Mikali
Cher oncle,

Les événements semblent prendre une tournure désavantageuse pour la MS. Nous tentons d'être sur le coup, pour l'instant rien de concret, néanmoins le danger paraît imminent. Entre la nébuleuse d'un groupuscule revendiquant Sofia et des travailleurs qui commenceraient à se révolter contre les taxes que nous leur imposons, voilà que nous œuvrons sur plusieurs fronts en même temps.

Après quelques missions de patrouille infructueuses afin de trouver des membres de la RDA, des malins traversèrent Molos en pick-up noir. Le prenant en chasse ni une ni deux, nous les ramenâmes au quartier général afin de les interroger. Ils ne sont pas prêts de revenir sur Molos ceux-là... Nous apprîmes leurs noms et il s'avéra que ces noms étaient présents dans nos rapports de la RDA. Après s'être correctement occupé d'eux, nous laissâmes une opportunité pour l'un d'eux de rester en vie. À voir ce qu'il fera de cette chance que lui a octroyé le loup de l'Est.

Pour ce qui est des travailleurs de l'Est, nous n'avons pas vraiment de craintes. Il y a eu pas mal de braquages ces derniers temps et nous n'avons pas pu être présents en permanence. Les braquages se passaient souvent la nuit ou lorsque nous étions sous couverture. Certains nous on même rapporter que des malfaiteurs se faisaient passer pour la MS pour braquer les honnêtes travailleurs. Visiblement ils ne nous connaissent pas... Nous avons tout intérêt à ce que l'économie de Sofia prospère, braquer les travailleurs reviendrait à nous voler nous-mêmes... Ce n'est pas pour rien qu'on leur dit que la protection des travailleurs est l'une de nos missions. Mais ça n'a pas l'air limpide pour tout le monde. En même temps, vu la vague d'arrivants sur Sofia, on est en droit de considérer que toutes les têtes ne sont pas des lumières...

Ces derniers jours, beaucoup de personnes sont venues à nous dans l'espoir de travailler pour la MS. Étrange engouement qui commence à faire parler de lui... Nous qui avons toujours été discrets et tapis dans l'obscurité, voilà que des contacts fleurissent de partout. Ce n'est pas une mauvaise chose pour les affaires, bien au contraire, mais cela impliquera une méfiance limite paranoïaque afin de nous protéger des félons et des infiltrés. Cela ne change pas de mes habitudes.

J'ai été agréablement surprise de votre décision de changer quelques statuts au sein de la famille. Le loup de l'Est une perle qui protège vos intérêts mieux que quiconque pourrait le faire. Un dévouement exemplaire qui fait de lui un vrai modèle pour moi. À la fois intransigeant, réfléchi, protecteur et soucieux de chacun, il est pour nous comme un père. Le nouveau Kryetar est tout aussi méritant que son investissement auprès du groupe assure impartialité et cohésion, sachant s'adapter à toute situation et agissant avec discernement. Nous voilà entre de bonnes mains. Ces changements apportent un souffle frais, un vent de renouveau pour penser à l'avenir.

J'espère venir vous voir prochainement, cela dépendra bien évidement des prochains événements, mais si tout se passe bien, je devrais pouvoir faire le déplacement sur trois jours.

Bien à vous,
Saoreen.


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MessageSujet: Re: Journal de Saoreen Menotios   Mar 22 Déc - 8:47

Journal de bord
#7
Coucher de soleil sur Altis
Telle une fourmilière grouillant, Altis est une île qui ne dort jamais. Peu importe qui l'on est, peu importe ce que l'on fait, où l'on va, le calme est rarement au pouvoir. Sur le trône, l'attente peut être au rendez-vous, mais c'est là le seul sentiment qui peut réellement être plus posé que le reste. Rare sont ceux qui peuvent se reposer... Surtout lorsque l'on se doit de mener une double vie. Cela demande beaucoup d'énergie et j'avoue avoir du mal à combiner ma vie de civile avec celle de la mafia Shqiptar. Cela se ressent sur l'entreprise ; on a procédé à quelques promotions, des changements nécessaire pour une meilleure intégration de chacun dans l'entreprise. J'espère que cela suffira...

La dernière commande à laquelle j'ai participé était celle d'un particulier... particulier. Je pense l'avoir déjà rencontré brièvement aux côtés d'Evsei Agron ; le directeur financier de GazProm, Mark Evans. Un homme bien étrange pour lequel mon appréhension oscille entre le danger qu'il peut représenter et l'arithmétique de son compte en banque. Tentant de faire au plus laconique avec lui, il semblerait un peu trop... Engagé. Nous dûmes livrer sa commande au siège social de la GazProm. Bien évidemment, je n'étais pas seule, comme pour toute livraison. Jean Dinard et Marco Yin sont ceux qui ont principalement procéder à la livraison. Je n'étais que le pont entre eux et le client. Lorsque nous rejoignîmes ce dernier, il était bien entouré. Leur entreprise étant ouverte, j'ai pu voir Nina. Étrangement, nous avons passé un bon moment. Même si l'hypocrisie suintait de notre camion, les russes avaient l'air décontractés et entièrement accessibles. Jean Dinard eut même droit à une attention particulière. Pour ma part, j'encaissais la voix doucereuse de M. Evans. Après tout, c'est un client. Et à défaut que l'on puisse prouver le contraire, tous les membres de la GazProm ne sont pas forcément le bras armé de la Bratva. Partant de ce constat, je finis par mettre de côté mes préjugés et la livraison se passa agréablement bien malgré l'incongruité de certains... Mais cela a plus ou moins toujours été un comportement répandu sur Altis, malheureusement. La banalisation du stupre - surtout aux alentours de Pyrgos - n'arrange en rien la perpétuelle cynégète des hommes de cette île...

Devant chercher avant tout les intentions réelles des hommes que je croise, comme avec le brigadier Lorre, je suis parfois contente de voir des personnes sincères qui ne tentent pas de cacher leurs ambitions. Un peu comme ce cher De Ryckman... Sans mauvais sentiments, je n'ai pu m'empêcher de rire après coup en lisant les messages qu'il m'a fait passer par les employés de Graine de Malt. Se proclamant être mon conjoint en toute impunité, il m'invitait au restaurant. Là où mon sourire se cloisonna pour un soupçon de culpabilité, c'est lorsque j'entendis parler des attentats contre le potentat d'Altis. Nonobstant les faux laudateurs du gouvernement, le peuple commence à se révolter contre celui-ci. Au loin, une explosion attira notre patrouille. S'arrêtant pour savoir ce qui se passait, nous entendîmes qu'il s'agissait d'une attaque contre le Maréchal et Premier ministre Lambert de Ryckman... pourquoi de la culpabilité ? Quelque part je me disais que si j'avais répondu à ses messages, son chemin aurait été autre, ou peut-être aurai-je pu le protéger. Malgré mon manque d'estime pour le gouvernement, j'ai un minimum de considération pour cet homme. Souvent désintéressée par les groupuscules et autres entreprises, il m'arrive de faire la part des choses et de séparer ce que fait une personne dans sa vie pour me concentrer sur qui elle est vraiment. Je pourrais apprécier un concurrent direct de Graine de Malt une fois ma casquette de DRH enlevée. Comme pour Nina... je ne porte pas les chapkas dans mon cœur, mais elle en serait que ça ne changerait rien au fait que la considérerait toujours comme cette jeune femme que j'ai rencontré l'an passé. Les concours de circonstances font qu'une certitude réside dans mon for intérieur : un jour, nous seront l'une face à l'autre, obligées de choisir entre nous ou nos familles respectives...

C'est d'ailleurs le cas de plusieurs missions. Lors de temps morts à la MS où l'on patrouille comme à notre habitude, il y a des soirs qui sont placés sous des étoiles plus enjouées que d'autres. Malgré les armes et l'argent, nous parvenons à partager de réelles choses au sein des escouades. Bien éloignée des relations dirimantes que je semble écumer avec les hommes qui m'approchent de trop près, avec Trevor il suffit d'un peu d'alcool et voilà que les inhibitions lèvent le voile sur une amitié sincère et naturelle. Comme si, sans besoin de se connaître l'un l'autre plus que cela, nous étions sur une longueur d'onde similaire. Nous pouvons sans aucune gêne se retrouver à contempler la quintessence de la nature, le sublime d'un coucher de soleil à l'horizon d'Altis. Un peu de poésie qui nous rappelle que nous sommes humains avant d'être des animaux avides d'opulence et de pouvoir. S'inébrier descelle bien des pensées, ce n'est que dans ces instants que je parviens à me libérer de toutes ces barrières que je m'impose. Ce ne fut pas le seul moment de la journée on l'où se permit d'oublier nos prérogatives... quelques seringues tombées du camion transportèrent le groupe dans une alacrité générale mêlant toute sorte de joyeusetés et brisant les codes. La descente se résultat avec des chargeurs vides, un pick-up cabossé et un accidenté de la route ! Les médecins sont lentement mais sûrement venus sur les lieux afin de lui porter secours.

Le calme avant la tempête, l'équanimité et la légèreté de nos actions ne présage rien de bon. Quelque chose se prépare, que ce soit à l'échelle d'Altis, de Sofia et des mafias. Je n'ai pas hâte d'arriver au dénouement, ayant encore beaucoup de choses à apprendre. Mais je saurais me tenir prête lorsqu'il en vaudra de notre vie. Segmentant toujours qui je suis et ma couverture, je reste en alerte et prends toutes les précautions nécessaires. Peut-être que je sors moins ces derniers temps, que je me renferme auprès de mes frères d'armes, mais c'est ainsi que j'ai toujours fonctionné ; vous pouvez ne plus avoir de signes de vie de ma part des mois durant, jusqu'au jour où mes pas me fassent recroiser les votre. On croirait que c'est un avantage, une liberté assumée, or cela comprend bien des inconvénients... Peut-être qu'un jour je tenterai de corriger cela. Mais ce n'est pas encore à l'ordre du jour.

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MessageSujet: Re: Journal de Saoreen Menotios   Jeu 24 Déc - 11:40

Journal de bord
#8
Il était une fois dans l'Ouest
Les heures sombres se rapprochent. Des actions isolées, des groupuscules qui, malgré leur voix fébrile plus discrète qu'un murmure, continuent de croire en un idéal inatteignable. Le contrôle de Sofia, une vengeance envers la mafia, un simple appât du gain ; ces mobiles amènent des braquages, usurpation d'identité et menaces stériles. Sofia est loin d'être une zone à risque lorsqu'on sait comment s'y comporter, mais la vague de criminalité de l'Ouest se déplace tel un mauvais nuage sur notre chère ville où travail et convivialité sont de mise. Je n'ai que rarement vu des étrangers en ronde sur la place d'Athira, des mixtes de population sur celle de Pyrgos, même dans les petites villes. On ne retrouve pas cette tolérance et ce côté familial de Sofia partout. J'aimerai pouvoir lutter encore plus pour conserver cette atmosphère. La MS me permet d'agir, même si les armes entourent cette utopie.

Protéger Sofia de l'incivilité en pleine expansion venant de l'Ouest passe par divers chemins ; que ce soit en obligeant chaque personne à montrer patte blanche ou en se renseignant sur les agissements des groupes rebelles. La MS sait où chercher ces informations. Comme s'ils étaient hiémal, les hommes du cartel nous échauffent l'esprit. Comme une invitation à l'entrechoquement de nos armes. Comme ils vont vite nous trouver... Empli de patience, le loup de l'Est a tenté d'ouvrir le dialogue avec eux ; on a rapidement compris que celui-ci serait vain... Après une négociation plutôt musclée, nous allions repartir. Tenant nos positions même si nous étions cernés, personne ne relâcha la pression. On fit bien. Mais ça n'a pas suffit... Des rafales, un homme à terre, le temps de me décaler vers lui et me voici inerte, incapable de bouger, tombant au sol dans un dernier éclat de lucidité. Puis plus rien. Notre escouade décimée en quelques chargeurs. À mon réveil, ce fut le kryetar qui rappela les faits. Depuis ce jour, une rancœur sommeille en chacun de nous. Comme si cela ne suffisait pas, un client, M. Evans, reprit contact avec moi au sujet d'une erreur de facturation. Prenant la faute pour moi étant donné que je n'avais pas attendu le responsable commercial pour gérer la facture, j'ai donné rendez-vous au client. On aurait pu régler ça à distance, mais il disait aussi avoir quelques informations qui pourrait m'intéresser concernant des braquages dans l'Est. On se retrouva à l'église de Paros.

L'affaire se régla très cordialement et nous finîmes par discuter de vitesse. Sur le tapis vint ainsi une course de voitures. Partagée entre l'envie d'un peu de mouvement et le fait que cet homme pourrait être un fidèle client puis le fait que je me trouvais seule avec - finalement - un inconnu, loin de mes frères, je finis par accepter en restant toutefois méfiante. C'est en arrivant sur Pyrgos que je commençai à avoir une boule au ventre. Mais ils ne semblaient pas faire plus attention à moi qu'à n'importe quel badaud qui passerait par là. J'y rencontrai à nouveau Nina, ce qui me permis d'oublier un instant que je me trouvais en « terrain ennemi ». Nous nous éloignâmes de Pyrgos pour le Sud Est où la course nous dirigeait. Une victoire haut la main qui créa un engouement certain. Entre les obligations du travail et celles de la MS, je m'accorde quelques pauses dans ces rencontres. Sans sa chapka, Mark me paraît être normal. Loin des connotations faites à propos des russes. Malgré l'appréhension qu'il m'inspire sachant son rang au sein de GazProm, je tente d'oublier ce qu'il peut représenter. Cela marche un peu trop il me semble... Noyant ma conscience en me disant que tant qu'il ignore qui je suis, il ne pourra jamais vraiment m'atteindre, je me laisse un peu trop aller. Mark m'a fait découvrir des paysages, des sites enfouis, des pilules curieuses, il m'a aussi permis de passer du temps avec Nina. Cette dernière semble amusée et attendrie à la fois par ce rapprochement inattendu. Il est vrai que moi-même je suis étonnée... Peut-être est-ce parce qu'il arrive à un moment de vide, vide qu'il comble par sa présence et l'attention qu'il me porte. Loin de moi l'envie d'assumer que, comme tout le monde, j'ai parfois besoin de quelqu'un...

Les attaques du Cartel augmentent. Les mexicains ne cessent de semer la pagaille dans le Nord Est. Comme s'ils cherchaient à déclencher une guerre sans merci, ils se permettent tout et n'importe quoi sur Sofia et ses alentours. La mafia Shqiptar ne peut malheureusement pas lutter sur tous les fronts en permanence. Mais tant que le dialogue restera fermé ou vain avec ces tacos, rien n'avancera. Ma haine grandit envers eux alors que parallèlement, j'ai l'impression de m'adoucir et de me montrer plus tolérante qu'auparavant...

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MessageSujet: Re: Journal de Saoreen Menotios   Jeu 24 Déc - 11:54

Lettre
#8
À George Mikali
Cher oncle,

Retour en trombes sur Altis... Les villes semblent inchangées. L'île est fidèle à elle-même. Heureuse d'avoir retrouver mes frères, j'ai passé bien des heures en leur compagnie. Je me sens auprès d'eux comme auprès de vous : ma famille. Leur accordant confiance et respect. Même si parfois j'en oublie le protocole. Le Kryetar s'assure toutefois de me rappeler à l'ordre lorsque je m'égare. C'est un homme bienveillant qui, derrière son côté autoritaire, veille sur chacun de nous.

Bien que des informations et des actions viennent à nos oreilles concernant les activités du Cartel, on dirait qu'ils se sont calmés. Cette plénitude ne m'inspire pourtant rien de bon. Je crois que quelque chose de gros va nous tomber dessus. Nous vivons une guerre froide bien amorcée. Ils doivent attendre la première occasion pour nous causer du tord. Aujourd'hui plus que jamais, notre couverture est importante. Mais ça devient difficile de la tenir. Des soupçons sont sur nos têtes comme des épées de Damoclès prêtent à nous trancher.

J'espère que lorsque ça éclatera, nous serons prêts. Constamment en alerte, notre vigilance pourrait s'en trouver biaisée. Nous comptons tous les uns sur les autres dans ces moments de doute.

Bien à vous,
Saoreen.


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MessageSujet: Re: Journal de Saoreen Menotios   Mer 30 Déc - 21:09

Journal de bord
#9
Altis, no man's land abstrait
Le teint érubescent, bercée par ses mots, mes yeux se ferment et je m'emporte dans un sommeil contre qui ma lutte était vaine. Réfugiée par mes amis narcotiques, tout s'envole dans un balai telle des feuilles mortes volant au rythme des bourrasques de vent d'automne. Une cagoule et une M4 à la main, on ne pense pas à ces choses qui nous rongent agréablement le cœur. Je n'ai pas vraiment d'expérience dans les sentiments ou les démonstrations affectives... Même s'il paraît que je suis particulièrement réceptive après quelques bouteilles ou quelques substances illicites, j'ai toujours gardé une distance avec mes sentiments. De telle sorte qu'à l'heure d'aujourd'hui, me voilà perdue...

Inéluctablement, je me suis rapprochée de Mark de façon plutôt... significative. Passant de nombreuses heures buissonnières à ses côtés, des liens se créés. Bien qu'hésitante, il s'avère que je me laisse prendre au jeu telle une enfant insouciante. Ça me détend de ne plus penser à rien. Nul besoin de soigner mon image, mes paroles, mes gestes, je peux être moi-même tout en veillant à ne pas laisser paraître mon côté sombre. Il est vrai que ce côté est très présent, mais il me pose bien des préoccupations dont j'ai - sans doute - cherché à échapper. Ce n'est pas toujours facile pour moi, lâcher du leste me fait du bien. C'est d'ailleurs alors que je débauchais et me rendais vers l'Ouest que des ennuis vinrent à moi... Enfin, ennuis, c'est un bien grand mot... Quittant Sofia, je vois une voiture passer en face et faire demi-tour sur ma position. Intriguée mais éreintée de ma journée, je ne voulais pas chercher à savoir de qui il s'agissait ni ce qu'ils voulaient. Alors j'ai enfoncé la pédale. Mais mes leçons de conduite ne sont vraiment pas fructueuses et dans un virage, je quittai la route. La roue dans un sale état, je sors puis vois l'autre voiture s'arrêter à ma hauteur. Lambert... Une surprise à moitié ravie, à moitié déconcertée. Quelle chance il y avait de tomber sur lui ici et à cette heure ? M'étant blessée dans l'accident, il m'emmena à l'hôpital de Pyrgos. Supportant avec difficulté ses gestes, il semblerait que je l'ai heurté dans les parties sensibles... Au-delà de l'embarras dans lequel je me trouvai, je m'inquiétais de mon sort après ça. J'envoyai un message sonnant comme un SOS à Mark qui, rapidement, vint me retrouver à l'hôpital. Profitant d'une agitation naissante autour de nous, je suivis Mark et embarquai dans son pick-up. Bien une heure plus tard, nous recroisâmes Lambert à Pyrgos dans un malheureux accident. Nous nous trouvions dans un état second, en tout cas je n'avais pas mes esprits. Les paroles s'enchaînèrent comme une chanson sans rythme et je ne comprenais pas ce qui se passait. Mark et un autre homme me guidèrent vers leur voiture alors que je tentais de discuter avec Lambert. Mais je n'étais pas en état de lutter... Cela dû vexer Lambert qui, après cette rencontre, me prévint avec son charme légendaire, qu'il n'abandonnerait pas si facilement, rabaissant Mark comme il pouvait. J'étais navrée pour Lambert... je l'étais encore plus pour Mark ; je lui attirais des ennuis plus gros que lui...

Le jeu du chat et de la souris avec Mark arriva aux oreilles de la mauvaise personne. Natalya. Je ne connaissais pas cette femme avant qu'il ne me mette en garde contre elle. Une amie d'enfance, une relation qui fut - j'imagine - assez intense, vu qu'elle aida Mark à traverser l'adversité de sa vie lorsqu'ils étaient plus jeunes. Le nœud qui était à défaire se résumait dans les sentiments profonds que cette femme avait pour Mark. Je ne compris pas l'impact que mon amitié, certes ambiguë, avec Mark pouvait avoir sur Natalya. Des insultes, des menaces, elle tenta même de mettre fin à ses jours... De quoi me refroidir le sang. Malgré le fait que je ne la connaissais pas et qu'elle portait une chapka, cela m'a marqué. Peut-être que les résidus de drogues m'avaient rendu plus sensible... En tout cas je laissai Mark parler avec elle, tenter de la raisonner. C'est plus tard que je reçus une invitation pour le moins... amicale : « Suite aux récents événements , je te convoque aux lac de sel pour une confrontation. Juste toi et moi aux milieux de tous nos amis Toi contre moi en tête a tête aux point comme aux bon vieux temps ». Une boule au ventre, j'acceptai de m'y rendre. Mais avant le rendez-vous, je voulais prévenir Odd. Il était mon mentor et mon supérieur, mais avant tout un ami sincère. Personne dans la MS n'était au courant de mes virées et je ne voulais pas que ça arrive aux oreilles de Dalkhan. Pourquoi ? La raison me semble évidente : côtoyer des personnes de la GazProm c'est côtoyer l'ennemi. Je n'étais pas sans ignorer que je jouais avec le feu. C'est peut-être aussi ce qui a facilité mon attachement à Mark : cet boule au ventre de savoir ce qu'il adviendrait si ça venait à ce savoir. Je n'ai pas eu à attendre longtemps... Alors que je voulais me confier à Odd, celui-ci me prévint qu'il était en affaires. Le problème était que ce ça ne pouvait attendre. Je me suis donc tournée vers Arkanys. Mais sa discrétion est aussi légendaire que sa délicatesse et avant même que je ne termine de lui expliquer ce qui se passait, il cria sur la radio ma bêtise... Je tentai d'éviter le sujet avec les autres. Adrien accepta de m'accompagner jusqu'au lieu de rendez-vous. Mais par besoin d'action et curiosité, la plupart du groupe nous rejoignit, suivi par Dalkhan qui avait bien des raisons de chercher à comprendre ce qui se passait. Il devait me protéger. Malheureusement, il est difficile de me protéger de moi-même...

Nous attendîmes avec impatience les russes, amis de Natalya. Je n'étais impatiente que pour une chose : vivement que ça se termine. Que tout ça soit régler et qu'on n'en parle plus jamais. Plus jamais. Je me sentais idiote et faible. J'avais l'impression d'avoir trahi Dalkhan. Sa confiance, sa promesse, mais aussi l'affection que je lui portais. C'était plus bête de penser ça que de chatouiller le mastodonte russe, mais sur le coup, là étaient mes pensées. Alors quand je me retrouvai face à Natalya, elle me sembla dénuée d'importance. Par rapport à ma famille, je me rendis compte qu'elle n'avait aucune valeur. Que même plus bas que terre, je serais toujours auprès des miens. Peu importe ce qui pourra advenir. J'amorçai le dialogue. Nous discutâmes calmement et avec sincérité. Je lui demandai clairement ce qui m'attendait si je venais à effectivement être avec Mark. La réponse fut laconique : Natalya ne cherche que le bonheur de Mark. Et s'il pense le trouver avec moi, alors elle l'acceptera. Cela me mit mal à l'aise... Pour moi, Mark était un échappatoire. Quand bien même je tiens à lui, jamais il ne sera au-dessus de toutes mes priorités. Le cœur serré, je me rendis compte que les ennuis ne faisaient que commencer... Si je viens à faire quoi que ce soit avec Mark et que ça finit par le blesser, Natalya ne sera pas aussi conciliante qu'elle le fut... Devant l'agitation de ses amis, je lui déclarai que si il le fallait, elle pouvait me frapper. Ils n'attendaient que ça et sur l'instant, j'en avais besoin. J'avais besoin de me battre, de me défouler sur quelque chose. Pour les sentiments que j'observais à l'égard de mes frères, pour le regret de tout ce qui pourra se passer dans l'avenir entre Mark et moi. Malgré l'avantage que je pris dés le départ, Natalya me fit tout de même mordre la poussière. Mais avant de partir, nous entendîmes une instruction que tout le monde pris pour un cadeau de Noël : mettez-les à terre. Une mêlée à laquelle je pris part, évitant Nina et Mark.

J'allais devoir rendre des comptes à Dalkhan pour tout ça. Mais je tentai de repousser l'échéance. Nos affaires ne nous prirent pas tant de temps. Je reçu d'étranges messages anonymes qui ressemblaient à une déclaration... au premier, je ne prêtai pas attention. Au second, j'étais sceptique. Je ne répondis pas. Relisant avec attention ces messages, je remarquai qu'il ne pouvait s'agir que d'une personne présente au lac de sel. En lisant le deuxième message, il ne pouvait être question que d'une personne que je connais depuis quelques temps. J'en déduisis que l'admirateur était un membre de la MS... Arriva un instant où nous nous trouvâmes seuls avec Dalkhan. D'habitude je savoure ces moments où même si nous n'échangeons que de banales conversations, je me sens apaisée et sûre de moi. Mais là, j'étais gênée comme une enfant qui aurait fait une bêtise... Bien que je sentais l'appréhension dans sa voix, il ne semblait pas m'en vouloir plus que cela. Peut-être avait-il compris le mal être que je ressentais devant mes conneries... En tout cas, j'en profitai pour lui faire part des messages que j'avais reçu plus tôt dans la soirée. Intrigué, il se contenta de me dire que ça devait être flatteur. Je ne le prenais pas vraiment comme quelque chose de flatteur. Aimant les jeux de piste, je pense que cette histoire m'occupera un certain moment. Mais c'est délicat. Si ces sentiments sont réels et proviennent d'un membre de la MS, cela pourrait créer des histoires plus difficiles à régler qu'avec les russes...

Le Loup de l'Est m'entraîna dans une petite patrouille courtoise près de Molos afin de voir si tout se passait bien là-bas. Il devait passer chez lui pour prendre quelque chose. Nous descendîmes de la voiture et il m'annonça qu'il avait aussi quelque chose pour moi. Ayant pu passer quelques fois chez lui j'avais peut-être oublié quelque chose alors je restai devant sans me poser de questions. Lorsqu'il sorti, il me donna un diamant parfait. Quand je lui demandai la raison de ce présent, il me couvrit d'éloges sur mon travail. Je repris mon souffle et le remerciai, acceptant le cadeau ainsi que le supplément alcoolisé qu'il me proposa. Un petit verre et nous reprîmes la route vers Sofia. Ce fut assez... mouvementé. D'autant que sur le chemin, Dalkhan me confia qu'il s'était entiché de moi. Cela me frappa comme un vent glacé, me laissant béate. Bien tenue par les effets du moonshine, je ressentis un mélange de félicité et de culpabilité. Comme si cette déclaration était tout ce que j'attendais mais aussi tout ce que je redoutais. Il m'est impossible d'ignorer l'affection que je lui porte mais à côté de ça, nous observons tous les deux des craintes devant l'idée d'avoir une réelle relation. J'aurais aimé que ce soit possible entre nous, savoir que c'est là aussi l'une de ses aspirations me rassure et me bloque à la fois. Ses mots ont ouvert une porte que j'ai essayé et que j'essaye de garder close pour le moment. Pour me protéger ? Le protéger ? Protéger Mark ? Je ne saurais dire... Pour le moment, il faut que je garde mes distances, que je reste auprès de mes frères. Je pense que c'est le meilleur moyen de prendre du recul avec toutes ces histoires. Mais la tentation de prendre une voiture chargée de seringues et autres joyeusetés puis rouler jusqu'à l'autre bout de l'île est très forte...

Pour une femme qui a toujours gardé ses distances dans les relations amoureuses, me voilà plongée dedans la tête la première sans aucun filet de sauvetage... Je ne sais pas m'y prendre, peinant déjà à discerner ce que je ressens, me voici avec l'impression de devoir gérer les sentiments des autres. Donnez-moi une arme ou des cachets que je n'y pense plus ! Mon souhait serait que tout se règle en un claquement de doigts et que chacun y trouve son compte. Hélas c'est impossible et ça m'effraie. Plus qu'une AK braquée sur moi. Plus qu'un meeting mexicain - russe à Sofia. Plus que Lambert De Ryckman nu sur une plantation d’arbrisseaux. Tout ça ne peut que mal finir.

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MessageSujet: Re: Journal de Saoreen Menotios   Ven 1 Jan - 22:44

Lettre
#9
À George Mikali
Cher oncle,

Depuis mon retour, ma vie privée est totalement chamboulée... Il m'arrive d'avoir du mal à séparer mes problèmes personnels des activités de la MS. Certains le voient et tentent de me soutenir comme ils peuvent. Je m'accroche du mieux qu'il m'est possible en m'investissant où je peux. Que ce soit dans l'entreprise ou avec mes frères.

D'ailleurs, l'un a témoigné quelques réticence quant à ma position vis à vis de la mafia shqiptar... Je comprends pourquoi vous lui avez accordé votre confiance, c'est un homme fiable et loyal. Il s'agit de Jean Dinard. Cela lui paraissait étrange que vous ne lui ayez pas parlé de moi. Pour ma part, je trouve cela évident ; vous n'avez - à ma connaissance - jamais mêlé votre famille à vos affaires. Vous m'avez guidé dans cette voie sans me forcer la main. La discrétion dont vous fîtes preuve au sujet de vos intérêts sur Altis me laisse deviner que vous auriez préféré un avenir plus sûr. Si j'étais resté auprès de votre sœur, ma mère, peut-être que ça aurait été possible. Malheureusement, je me suis trop rapidement écœurée du monde dans lequel nous vivons pour être une personne droite et respectable... Être à votre service est mon exutoire. Je ne regrette en rien mon sermon d'entrée à la MS.

Je compte bien trouver une solution pour séparer avec un contraste certain mes soucis personnels de mon service auprès de vous.

Bien à vous,
Saoreen.


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MessageSujet: Re: Journal de Saoreen Menotios   Sam 2 Jan - 10:57

Journal de bord
#10
Sofia, entre chien et loup
Les jours passent sans que je ne m'en rende compte. Noyée dans mon travail, j'en perds parfois la notion du temps... Temps que je n'ose plus prendre pour moi. Comme si j'avais peur de faire une nouvelle erreur et que quelqu'un en pâtisse. L'isolation n'est pas la meilleure des solutions, mais avec tout ce qu'il y a à faire, je me persuade que pour l'instant, je n'ai juste pas le temps de me préoccuper de tout ça. Étonnement, j'ai pris contact avec l'anonyme qui m'envoyait des messages. Malgré mon appréhension, il s'avère que cette oreille anonyme et attentive m'apporte un certain soutien. Cela offre l'intimité d'une confidence et en même temps le confort de l'inconnu. Mon incorrigible curiosité m'a poussée à chercher à savoir de qui il s'agissait. Il m'a avoué pouvoir accepter de se dévoiler si les circonstances l'y obligeaient ou si je le lui demandais. Ma raison voulait que je le force à se démasquer. Mon cœur me força à le laisser dans l'ombre. Faisant attention aux moments où nous échangions, je fis se resserrer l'étau entre deux personnes. Le comportement de l'un, lunatique, proche et loin à la fois, désobligeant et charmeur, me fit comprendre qu'en un mot, je pouvais savoir qui était cet anonyme. Frôlant cet instant où je pouvais lever le voile, je me mis à hésiter... Je me rendis compte que je le préférai ainsi : anonyme.

Peu à peu, je prends conscience des dangers qui nous entourent sur Altis. Plusieurs fois j'ai frôlé la mort, et même la prison... Cette adrénaline que l'on ressent lorsqu'un gendarme nous demande de mettre les mains sur la tête et s'il peut nous fouiller alors que le canon d'une M4 risque de dépasser dés l'ouverture du sac, cette tension qui nous crispe, mettant nos sens en alerte, lorsqu'en MS on s'arrête devant la PJ... Ce sont là des sensations qui me permettent de réaliser que nous sommes en vie et que ce souffle, on peut le perdre à n'importe quel instant, tout comme notre liberté. Tout ne tient que par l'équilibre instable du nombre. Ces derniers jours, j'ai cru que ça suffirait à combler le manque... Mais je me suis fourvoyer. Il faudrait dix braquages et cinq arrestations pour tenir la journée sans avoir ce manque qui me torture les muscles et l'esprit. La drogue coûte moins cher qu'un paquetage MS, moins cher aussi que notre liberté ou notre vie. Les récents événements ont cruellement attaqué mes réserves... ou alors ma consommation a particulièrement augmenté. Dans tout les cas, le fait est que je n'ai plus rien et que je n'ai pas vraiment l'occasion de me fournir. Même mes stocks dédiés à la vente sont vides ! Ma maison est un véritable foutoir. Je m'en échappe dés que je peux à la recherche de quelque chose qui m'empêcherait de penser à Mark, à Dalkhan et tout ce qui pourrait avoir quoi que ce soit en lien avec mes sentiments. Je n'aspire qu'à me vider l'esprit... Même s'il fut cet échappatoire un temps, Mark ne pourra plus être mon escale sur Altis. Si je tiens à sa vie, à ma vie, il faut que je cesse de lutter.

Un soir d'accalmie, nous décidâmes de nous rendre à Kavala, en zone rouge, afin de rencontrer les fameux Oubliés qui semblent ébranler l'île. Un mystère à déchiffrer pour certain, une chimère effrayant les enfants pour d'autres, ils demandaient souvent des vivres et des armes. Curieux et soucieux de tisser des liens avec des groupuscules de ce genre, nous chargeâmes nos véhicules direction Kavala. Arrivés sur les lieux, tout était calme. Trop calmes. Quelques corps calcinés, d'autres en train de pourrir. Une odeur nauséabonde à l'approche des points d'eau. Un décors de film d'horreur. Nous nous rendîmes au château de Kavala où les oubliés nous accueillir non sans méfiance. Surveillés depuis les remparts, notre équipe se sépara en deux : un groupe en bas, un autre montant vers le château. Le loup de l'Est et Odd purent parler au chef des oubliés. Jean Dinard eut droit à une petite visite des lieux en compagnie d'une oubliée. Une ambiance glauque régnait et nous fûmes tous contents de rentrer chez nous...

Je l'ai croisé brièvement à l'hôpital. Graine de Malt était de sortie, lui sortait d'un van gouvernemental. Il avait l'air exténué, souffrant. Son regard fit remonter toute la culpabilité qui pouvait résonner en moi. Une sensation qui me jeta un courant d'air froid dans le dos. Il a été accompagné à l'hôpital, je n'ai pas réussi à me libérer pour le voir... Jean Dinard profita de la présence des collègues de Mark pour proposer d'organiser un forum des métiers. Idée très intéressante que l'on partagea avec Nina. Cela me fit penser à autre chose que Mark. Parler avec Nina m'apaisa. Mais nous reprîmes la route et je retournai dans mes pensées... Odd a remarqué mon comportement étrange de ces derniers jours. Appréhendant qu'il me fasse la morale sur le fait de garder mes problèmes chez moi et de ne pas me laisser distraire ainsi, je restai sur la défensive. Contre toute attente, il se montra soucieux de mon état et compréhensif. De quoi me rassurer, mais j'étais tout de même fermée. Comme une enfant à qui on demanderait d'expliquer pourquoi il pleure : la crainte d'entendre que sa réaction est disproportionnée, qu'il y a plus grave sur Terre et que ça ne sert à rien de pleurer à part montrer à quel point on est faible. Je ne sais pas si je l'ai remercié... mais j'ai apprécié son attention. Au-delà de l'autorité qu'il inspire en tant que Kryetar, il sait se préoccuper de chacun d'entre nous. À chaque moment de calme, j'ai l'impression que mon esprit se perd. Comme si le silence me rend malade. Comme si penser à trouver une solution pour toute cette merde dans laquelle je me trouve me terrifiait. Parce qu'au fond, je sais que ça ne peut pas bien se finir...

Mon seul désir pour le moment est de pouvoir décrocher, me déconnecter de ce monde de fou et de m'évaporer... J'ai les mains qui tremblent chaque soir avant d'aller dormir. En réalité, je ne dors plus. Mes somnolences commencent à ne plus suffire et je me sens affaiblie. Bon nombre de fois j'ai voulu quitter ma maison pour rouler jusqu'à Pyrgos. Malgré les mises en garde de Dalkhan, je ne peux nier mon envie de retourner près de Mark dans ces moments. Rouler à fond sur des routes désertes, m'enfouir sous la mer, me parachuter sur les plus hautes montagnes, nager près des tortues et faire la course en roulades du haut d'une colline... Des chose si futiles dont la simplicité apporte une magie capable de me faire oublier qui je suis. Cela ne se fait pas sans l'aide de quelques verres et quelques substances illicites, mais il me semble trop apprécier ces sensations pour arrêter de toucher à ces merdes. Cela fait quelques jours que je suis sans rien, quelques jours que j'ai l'impression de me vider de toute envie de continuer. Comme si je n'avais plus rien de bon à apporter à mon entourage. Je me renferme peu à peu. Pourtant, je ne suis pas seule, il me suffirait simplement de parler. Mais je n'en suis pas capable. Peur d'être jugée, mais aussi de me confronter à la réalité. Quelque part, je me cache dans ce mal être. Il faut que je parvienne à en parler. Mais je ne sais pas m'y prendre... Que ce soit avec Dalkhan, Odd ou l'anonyme. Alors je me laisse porter à la dérive...

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MessageSujet: Re: Journal de Saoreen Menotios   Dim 3 Jan - 20:54

Lettre
#10
À George Mikali
Cher oncle,

Nos activités battent leur plein, nos chiffres sont convenables et on avance dans la bonne direction. Tout semble aller au mieux pour nos affaires. Les groupuscules qui veulent nous nuire ne sont que des ombres que l'on saura chasser en temps voulu. Les vents sont en notre faveur pour le moment. Cela nous permet de nous concentrer sur vos fructueux intérêts.

Doucement mais sûrement, je remonte la pente que je semblais emprunter lors de mon précédent courrier. Ces derniers jours, je me suis expliquée avec Jean Dinard. Nous avons longuement parlé et nous nous sommes rapprocher. Il s'avère que nous avons plus de choses en commun qu'on ne le pensait. Je le compte aujourd'hui comme l'un de mes frères les plus proches. Tout semble peu à peu revenir dans l'ordre par la force des choses.

Bien à vous,
Saoreen.


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MessageSujet: Re: Journal de Saoreen Menotios   Lun 4 Jan - 3:22

Journal de bord
#11
Altis, from Sofia to Kavala
Aucun silence, aucune pause, aucun instant où je pourrais me demander ce qu'il me reste à faire. Du bruit, du monde, de l'agitation. Partons en vrille tous ensemble dans une folle danse pour ne plus jamais voir nos différences et mêler nos cris à un rythme endiablé qui ne saurait laisser pénétrer le moindre instant de repos ! Je cours, je cours, encore et encore, sans m'arrêter. À bout de souffle, je continue. Allant toujours plus vite jusqu'à atteindre le ciel et ces étoiles qui témoignent de l'apaisement de la nuit où tout le monde, peu à peu, s'endort.

Je n'en peux plus... le palpitant qui s'emballe pour un rien. Une patience trop vite épuisée. Des nerfs à fleur de peau. Je n'en peux plus... Tout va exploser. Je vais tout faire sauter... moi avec. Cela réglerait la situation pour de bon. Les rendez-vous s'enchaînent dans ce bureau vide dans lequel je pourrais bien installer mes meubles tellement que j'y passe mon temps. Je souris au souvenir de la proposition d'agencement de Dalkhan... Tant de rêveries... Plus les jours passent et plus je me dis qu'entre nous, c'est impossible. Si j'ai voulu me détacher de ce que je ressentais pour lui en m'éloignant au plus, quitte à voir quelqu'un d'autre, c'était pour me protéger de ça ; ces faux espoirs qui me bercent. Il faut que je me recentre sur ce qui importe. À savoir mon travail, la MS, afin de ne pas me laisser affaiblir par ces conneries. Les sentiments sont un nid à embrouilles duquel j'ai tenté de m'écarter au plus. Pourquoi cet acharnement du sort à me frapper de plein fouet en mettant ainsi deux hommes inaccessibles si près et loin de moi ? J'en viens parfois à penser que c'est avec l'anonyme que j'ai le plus d'avenir, c'est vous dire à quel point je suis perdue... Alors que je désespère de la distance de Dalkhan malgré sa proximité, je vois Mark faire tout ce qu'il peut pour aller vers moi. Il est même venu sur Sofia voir comment j'allais. Il est arrivé presque à temps, avant que mes doigts n'effleurent la crosse de mon arme face à des candidats aussi lourds que désobligeants... Trop de bruit, trop de mots, trop de monde... Je vais exploser.

Entre les candidats, les accords, les partenariats et les relations extérieures, tout se mêle, tout s'en-mêle, j'ai l'impression que tout va s'échapper... glisser de mes mains et m'abandonner. Les larmes qui perlent et roulent sur mes joues ont le goût amer de la solitude accompagnée. Entourée et si seule, comme si personne ne pouvait me rattraper. Je suis bloquée dans l'ascension d'une montagne où toutes les prises se défilent devant moi. Je les vois mais ne les saisis. Les genoux tremblant, je perds mes appuis. Sauve-moi... J'ai envie de crier au secours mais ne trouve pas les mots. Lorsque je les ai, je n'ai pas la voix pour les prononcer. J'ouvre ma bouche mais aucun son n'en sort. Je reste béate, incapable d'avouer que je perds pied. Ce serait avouer sa faiblesse. C'est là une de mes craintes : que mes frères constatent que je suis faible. J'ai moi-même du mal à l'accepter, alors de là à ce que je l'assume... Mon Dieu, c'est loin ! Alors je feins la force, la robustesse. Mais une personne semble me percer à jour. En même temps, je m'efforce de ne pas brandir toutes mes barrières avec lui. Je connais son secret, il connaît le mien, on partage sur nos sentiments et nos deux situations catastrophiques... La sienne n'aboutira jamais, autant que la mienne ne pourra que mal finir pour tous ses protagonistes. Jean m'a emmenée loin de Sofia, loin de la cacophonie de la foule. Arrivée au bord de la mer, j'inspirai longuement et expirai lentement. Cela me calma, je sentis la pression redescendre petit à petit. Nous nous assîmes sur le sable fin, les chaussures parfois touchées par la houle dont le chant apaisait mes tensions. Nous restâmes assis là à discuter de longues minutes avant de repartir.

Sur l'instant, je me sentais mieux. Sans besoin de bonbon ou quoi que ce soit d'autre pour tenir le coup. Dinard avait su remplacer la drogue. Pour un temps... Alors que nous reprenions le court de nos activités, nous remarquâmes l'absence d'Odd. Il ne répondait plus aux messages. Certains disaient avoir vu une dushka partir vers l'Ouest en passant par le lac de sel. Le loup dépêcha les escouades et nous partîmes à sa recherche. Je lui confiai ma crainte qu'il ne soit parti sur Pyrgos régler quelques comptes vu la visite du second de la Bratva sur Sofia plus tôt. Je m'acharnai sur mon téléphone pour savoir si Odd allait un jour le rallumer. Anxieuse, je décidai de contacter l'anonyme. Messagerie également. Un frisson me parcourut et voilà que ma peur ne fit qu'augmenter. Réprimant des larmes, ne voulant pas craquer, je m'efforçai de contrôler de légers tremblements qui me prennent de plus en plus souvent ces derniers temps. Le manque, sûrement. Priant je ne sais quelle déité pour que rien de mauvais n'arrive à Odd, je restai spectatrice des recherches. Je contactai même Mark afin de savoir s'il n'était pas parti régler des comptes, mais rien. Par contre ce dernier s'inquiéta sur mon état. Je détournai son soucis de façon peu crédible je pense, afin qu'il ne se mette pas en tête de devoir débarquer à Sofia. Nous étions tous impuissants... Jusqu'à ce que le loup nous dise d'arrêter les recherches, déclarant que ça revenait à chercher une aiguille dans une botte de foin. De retour sur Molos, nous reprîmes le cours des choses. Personne ne semblait être en état de faire quoi que ce soit de constructif en l'absence du Kryetar... Dinard prit les devant quand le loup se décida à arrêter pour la soirée.

Il y a un problème entre les deux qui sont au-dessus de nous, en cela, Jean a raison. J'ai l'impression de sombrer dans la paranoïa... à croire qu'Odd est l'anonyme et qu'il serait parti pour s'en prendre à Mark. Pourquoi ? Aucune idée... Je sais que beaucoup de choses m'échappent ces derniers jours et je suis incapable d'observer et d'analyser correctement ce qui se passe. Enfin cette constatation du nouveau Mik me mit mal à l'aise car je ne pouvais m'empêcher de penser que j'étais le problème, que tout ça n'arrivait qu'à cause de mes conneries. Nous partîmes nous équiper chacun dans notre coin. J'en profitai pour prendre quelques bonbons avant de rejoindre les autres. Plus tard, nous fûmes rejoint par Odd. Il semblait aller bien, quoi qu'un peu trop secret. Je me rapprochai de lui en tentant de ne pas paraître trop invasive. Mettant de côté mes soupçons, ne me préoccupant que de son état. Visiblement tout allait bien. Peut-être avait-il juste eu des affaires personnelles à régler, ou besoin de s'aérer l'esprit. Je l'enviai sur l'instant au souvenir de mes virées. Depuis que le loup est au courant pour Mark et moi, je n'ose même plus quitter Sofia sans un but précis, sans une personne pour m'accompagner. Même si je le tiendrai au courant de mes faits et gestes, je redoute qu'il se mette à perdre confiance en moi. Perdre cela serait signer mon arrêt de mort. Je ne pourrais pas survivre s'il me rejette. C'est idiot, irrationnel. Je ne saurais expliquer pourquoi le perdre me tuerait. Est-ce l'amour ? Je n'ose pas y penser. Cela me fait trop mal...

Désormais en petit comité, nous fîmes quelques patrouilles, quelques contrôles, glanâmes quelques informations puis je proposai à l'escouade d'aller faire un petit peu de kart histoire de tous se changer les idées. Direction Go Kart, avec petit passage à l'hôpital et achat de quelques trentaines de bandages chacun. On a tenté de recruté un médecin afin d'avoir un secouriste sur place, il ne fut pas inutile ! Après avoir fait quelques tours, nous décidâmes de faire un trajet Go Kart - Kavala. Ce n'était pas la meilleure idée du siècle... Insouciants et moi complètement déconnectée de la réalité, tout le monde fit la course. Une fois arrivée sur la place de Kavala, je vis mes frères arrêtés par des oubliés. Pour le coup, je les avais oubliés... Jean discuta avec eux, le climat était tendu mais restait cordial. Nous leur donnâmes à manger, à boire. Je leur laissai mes pansements, un peu de morphine et les bonbons qui me restaient. Ces personnes me faisaient un peu pitié je crois. Ou plutôt elles éveillaient en moi un sentiment d'injustice irréfutable. Malgré les légendes qui les entourent, je ne peux m'empêcher de croire que ce sont les circonstances qui les obligent à agir de la sorte. Je ne les ai jamais croisés en dehors de Kavala. Lorsque nous sommes venus les voir avec la MS, nous avons pu constater que ces personnes cherchaient à s'en sortir comme elles pouvaient. Sans particulière sympathie à leur égard, il me semblait naturel de les aider comme on pouvait. Tout paraissait bien se passer jusqu'à ce que le Kryetar nous dise de courir. Peu rassurée par l'ambiances et les déchets humains qui, par endroits, jonchaient le sol, je ne réfléchis pas. La voix du second étant pour moi indiscutable, je me mis également à courir. Nous essuyâmes quelques tirs jusqu'à ce qu'ils nous séparent. Des milliers, disait le Roi des oubliés, cinq mille. Nous ne sortirons jamais d'ici entiers ! Perdue, je parvins à rejoindre Odd. Nous nous réfugiâmes dans une bâtisse mais je reçu une première balle. Un choc électrique qui me parcourut le corps. Puis une deuxième. Un vent froid et la vision de mon sang qui s'écoulait sur le sol. Je regardai une dernière fois Odd dans les yeux, priant pour qu'il ne lui arrive rien, l'œil humide, tiraillée par la douleur physique et celle de le perdre. Odd..

Ça bouge. Le sol tremble. Je ne vois plus rien. Des flash rouges, verts, bleus, tout se dédouble et je marche vers Dalkhan. Il est bien trop grand. Son ombre est un loup. Il me tend la main avec un sourire. Alors que je veux la saisir, le loup me mord et m'arrache le bras. Je hurle à plein poumons et tombe à ses pieds. Dalkhan... Sauve-moi... Tu es trop faible. Tu n'as aucun mérite. Tu es indigne de la MS. Indigne du Loup de l'Est. Mes sanglots emplissent la prison de verre qui se dresse autour de moi et je finis par ne plus pouvoir respirer. Une silhouette se reflète ; un bris de glace et je tombe. Je tombe. Plus vite. Dans le vide... Nina me tient par la main. Ouvre-le ! S'écrit-elle, effrayée. Sao ! Je tire sur la languette et le parachute se déploie au-dessus de moi. Le choc me fait remonter et je regarde la toile s'étendre. Je heurte le sol. Mark... Il prend mon visage dans ses main avec une douceur qui fait frissonner toutes les parcelles de mon corps. Un baiser intense et passionné qui me transporte le cœur avant que mes yeux ne s'ouvrent violemment et que je sente le froid du métal dans mon dos. Le coup de poignard me paralyse et je ne peux plus respirer. Une larme s'évade et tombe au sol. C'est si calme que je l'entends heurter l'asphalte. Tu lui as brisé le cœur. Il souffre par ta faute. Je te ferais souffrir au centuple, me lance Natalya. Les phares m'éblouissent, je tombe à genoux sur la route, attendant sereinement de passer sous les roues du tempest qui me fonce dessus. Pourquoi ? M'entends-je murmurer d'une voix brisée. Une main se pose sur mon épaule. Vanka, tiens bon putain ! Je suis secouée dans tous les sens, les yeux écarquillés devant ces phares qui se rapprochent. Vanka, ton cœur saigne, laisse-moi te panser, me murmure Odd à la radio. C'est trop tard... j'ai tout perdu... tout perdu... Le camion me percute.

Tout est devenu blanc. Puis noir. Si silencieux que je me sens flotter dans les airs, légère et libre. Mes yeux s'ouvrent et je me lève en sursaut. Regardant tout azimut, je réalise que je suis chez moi, à Sofia. Le cœur battant à toute vitesse, je reste allongée le temps de me calmer. Inspire, expire. Ce n'était qu'un mauvais rêve. Inspire, expire. Dehors tout va bien. Le travail bat son plein, les voitures se croisent et se recroisent, chacun est affairé à sa tâche. Tout va bien. Pour l'instant, tout va bien. Je sors et m'en vais retrouver les autres. Dans la voiture, je peine à regarder Odd. Je ne sais quoi penser de lui... Mais je ne veux pas m'en préoccuper pour le moment. Il m'avoua une chose : lorsque nous étions à Kavala, les oubliés m'ont tiré dessus et quand ils ont chopé leur radio, il a mentionné mon nom. Enfin seulement "Sao". En me levant, je vis affiché dans Sofia un message...


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MessageSujet: Re: Journal de Saoreen Menotios   Jeu 7 Jan - 16:09

Lettre
#11
À George Mikali
Cher oncle,

Nous avons eu la visite du cartel récemment. Ils ont tenté de nous provoquer en s'en prenant aux habitants de Sofia. Ils cherchaient le Loup. Nous savons bien comment ils discutent. Parler avec eux n'amène à rien. Nous avons laissé ces tacos échauffer les esprits puis ils ont fini par quitter la ville d'eux-mêmes. Plus tard dans la soirée, nous sommes allés sur leur territoire, Athira. Là, nous avons posé sept charges, une pour chaque gringo qui est venu foutre la merde sur Sofia.

Côté russe, c'était calme, jusqu'à hier... Des tensions sont apparues progressivement. Nous avons attrapé le second de la Bratva. On a son nom, sa couverture. Le Loup a voulu le retrouver pour avoir plus ample informations. Mais ça n'a pas fonctionné comme prévu... On n'en restera pas là. En tout cas, lors de cette opération, nous avons pu tester la nouvelle recrue qui s'avère prometteuse, bien que je peine à lui faire confiance. Je pense que ce genre de choses viennent avec le temps...

Bien à vous,
Saoreen.


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MessageSujet: Re: Journal de Saoreen Menotios   Ven 8 Jan - 5:17

Journal de bord
#12
Sofia, ainsi sont faits les doux rêves
Voilà quatre jours que je suis encore en vie malgré les affiches placardées sur tous les murs. Ils me traquent comme des animaux le feraient pour une proie. J'ai beau m'entourer, je ne sais en qui avoir confiance, j'ignore qui croire. La Mafia Shqiptar et Graine de Malt étaient les seuls en qui j'avais confiance jusqu'à ce que je vois des personnes intrigantes débarquer sur Sofia. De nouveaux arrivants cherchant du travail. Alors que le recruteur nouvellement intégré leur propose un entretien, ils demandent à voir la DRH. Saoreen Menotios. Cela me parut étrange. De loin, j'observai ces personnes. Elles étaient louches... Quatre énergumènes qui demandent ainsi à voir une personne en particulier, c'est étrange. Cela fait bien longtemps que je recrute pour Graine de Malt. Je n'ai jamais eu de contact créé ainsi... Les personnes qui me demandent sont les personnes à qui j'ai donné ma carte ou avec qui j'ai échangé au préalable par mail. Les nouveaux arrivants ne demandent pas directement les responsables pour trouver du travail. Je m'arrange pour que Loyd éloigne ces personnes. Il me prévient qu'il a donné mon numéro à la femme qui faisait partie du groupe. Soit. Je lui préviens qu'avec les récentes actualités je ne veux plus qu'il donne mon numéro. Le pauvre a du mal se sentir... Mais je ne lui en tiens pas rigueur. Il fait son job et voulait simplement se rendre serviable. En tout cas, peu de temps après, je reçois un message anonyme d'une femme. Nouvelle arrivante sur l'île qui me questionne sur « comment réussir sur Altis ». Une question peu banale... J'avais envie de l'envoyer balader sur le coup. Mais après je me dis que ce n'était pas une approche réfléchie. Peut-être étais-je devenue parano, mais du coup je laissai une distance entre cette personne et moi. Elle mit du temps avant de se présenter. Hélène. Ni une ni deux, je l'ai ajouté aux suspects. Aux gros dégénérés de cannibales de Kavala.

Plus tard dans la journée, alors que nous avions M. Dinard qui proposait un tour en nitro-bus, je me fis lourdement et avec insistance abordée par un homme. Il disait chercher du travail. Je n'ai pas pris le temps de prendre sa carte. Je n'avais qu'une envie : partir. Il puait la mort à dix kilomètres... On me demanda tout de même de voir ce qu'il me voulait. J'obéis et descendis du bus. Il avait un « cadeau ». Cinq diamants, un pour chaque doigts, de la part de l'Ange Gardien. C'était glauque. Trop glauque. Une fois en route dans le bus, il nous suivit. Se mettant à longer la route du mauvais côté. Une escouade en... kart... de la MS le pista. Mais la course en bus fini plus tôt que prévu ; planté dans un fossé, Dinard descendit et nous partîmes tous récupérer d'autres véhicules. Plusieurs messages sont paru dans Altis Telekom. Cela me stressait au départ, puis je finis par m'y faire, restant toujours accompagnée, sûre que rien ne puisse m'arriver sans que quelqu'un ne le voit. J'ai commencé à arrêter de psychoter lorsque, accompagnée par deux membres de la Bratva, Mark et Odd, un message expliquait que l'on me voyait, que les oubliés savaient où je me trouvais. Alors que nous étions tous perdus au loin dans un endroit insoupçonnable. Personne n'avait pu nous y suivre sans que l'on ne le remarque. Dans cette soirée, Odd a pu voir une partie de moi que j'aurais préféré qu'il ne voit pas... Avec la drogue que nous avions consommé et le stress des derniers jours, je partis dans un bad trip... D'habitude, cela me fait briller les yeux et voir des choses si belles que je m'y perds. Mais là, vu les réactions, ce n'était pas l'ambiance...

Mon rapprochement avec Odd est indéniable. Ces derniers jours, nous avons passé tellement d'heures ensemble que seul un idiot ne verrait pas que nous partageons une complicité et une amitié forte. Mes sentiments envers lui sont sincères. En tant que Kryetar, j'ai beaucoup de respect pour lui. J'admire son attitude et les choix qu'il fait ; parfait équilibre entre travail à faire et humanité. En tant qu'Odd Johansen, j'apprécie son dévouement envers les autres, son hédonisme et sa bienveillance font de lui un ami remarquable. Mais malheureusement, j'appris qu'il cherchait plus que cette simple amitié entre nous... Il me confia qu'il était l'anonyme qui me parlait depuis ces quelques jours. J'avais vu le comportement d'Odd changer sur certains points, mais pour moi c'était une simple évolution. Pas une déclaration. Cela me fit l'impression de recevoir une gifle et en même temps m'apaisa intérieurement. Malgré mes réticences à vouloir savoir qui était l'anonyme, je me rendis compte que j'étais contente que ce soit lui. Cela ne changeait en rien le fait que j'aurais aimé qu'il reste anonyme... Mon talent naturel - ironie - pour parler de ce que je ressens ne me permis pas de convaincre Odd que c'était là une mauvaise idée. Il n'y pouvait rien, c'est sûr. Les sentiments sont une chose que l'on ne peut contrôler. C'est pourquoi je ne m'y suis jamais abandonnée. Même si ces derniers temps, je n'ai pas su prendre assez de recul pour éviter qu'ils m'envahissent et ne me rongent... Loin de moi l'idée de vouloir lui faire du mal, mais je tentai de lui expliquer que ce n'était pas bon pour nous. Peut-être étais-je trop douce dans mes mots... J'avais passé la nuit chez lui, ne pouvant rester seule chez moi et ne voulant déranger le Loup. Au deuxième jour, à mon réveil, je trouvai une lettre :

« Sao,

Tant de chose à te dire, que je ne parvient malheureusement pas à traduire en parole quand je suis proche de toi. Peut être est ce ma pudeur, mon envie de bien faire, qui au final m'empêchent d'agir comme je l'aimerai.
Toi, que j'ai accueilli, méfiant, au sein de la Mafia, t'ayant enseigné les rudiments des pratiques de la Mafia Albanaise. Je t'ai vu grandir, t'affirmer aussi bien avec les armes qu'au sein de l'entreprise. A présent je ne cesse d'avoir un pincement dès que tu es loin, dès que je te vois seule en train de passer des entretiens au bureau, ou que je te sais en rendez vous d'affaire. Je ne peux m'empêcher d'avoir à l'esprit lors des opérations, que tout peux s'arrêter si brutalement, aussi rapidement qu'une balle est capable de fendre l'air.. C'est pourquoi je décide aujourd'hui de m'ouvrir à toi, je m'étais promis de souffrir en silence, mais je n'y arrive plus..

Hier, je vous ai menti à tous, je n'avais absolument rien d'urgent à régler, si ce n'est l'envie de m’aérer l'esprit. Ta relation avec le loup de l’Est à fait naître en moi des sentiments encore inconnus. Tant de paroles ambiguës entre vous , de rumeurs colportées par les soldats, j'en venait à me rendre compte, après des mois de dévouement à notre famille, que moi aussi... j'étais en droit d’avoir des moments de faiblesses, de ressentir, d'aimer..

J'étais mal à l'aise aujourd'hui lors de notre rencontre avec ce Mark Evans, je ne te le cacherai pas, je ne l'apprécie pas beaucoup. Au delà de votre relation et du fait qu'il soit le second de la Bratva, je le sens faux. Pourtant j'ai bien vu cette complicité qui vous lie et son regard, il souhaite la même chose que moi.. te voir sourire, te voir heureuse..

Je ne tiens pas à livrer un combat de gladiateur pour conquérir ton cœur, je sais qu'il est suffisamment chamboulé en ce moment. Je souhaite juste que tu puisses donner un sens à mes actions, mes décisions, mes actes..

Tu n'as qu'une phrase à prononcer pour que je cesse mes avances, mais saches Vanka que je suis là pour toi.

Restes ici autant de temps que tu le souhaites.

OJ »

Cela devenait trop dangereux. Pour lui comme pour moi. Mais ce n'est pas pour me protéger que je décidai de partir. C'était pour le protéger lui. Si Dalkhan venait à apprendre cela, c'en serait fini pour Odd. Lorsque ce dernier me questionna sur sa lettre, je voulus repousser l'échéance de mon verdict. Toutefois, cela me paru tellement stupide que je décidai d'affronter la réalité en face en lui expliquant qu'entre lui et moi, c'était impossible... Dans tous les choix qui s'offraient à moi, Odd est sûrement le plus logique à faire ; attentionné, disponible, stable, humain. Il est le profil parfait de ce que peu rechercher une femme - si on oublie le fait qu'il est le second d'une mafia... À côté de ça Mark, lui aussi second d'une mafia, sûrement un bon parti car malgré les circonstances, il reste déterminé à vouloir se rapprocher de moi alors que je suis si loin et secrète envers lui. Puis Dalkhan... oh Dalkhan est sûrement le choix le moins logique... L'indomptable m'attire sûrement. Son impulsivité et le fait qu'il soit imprévisible réveille une excitation en moi qui m'enivre comme une gamine buvant son premier verre d'alcool. Dalkhan, c'est un peu ma première cuite en somme. Je n'ai jamais rencontré d'homme comme lui auparavant. À la fois protecteur et cruel. Admirateur et insultant. Charmeur et froid. Si présent et inaccessible. Cet homme me fait perdre la tête. Le Livre des Excès et des Paradoxes volume I. Je pourrais tout avoir si je me tournais vers Odd ou Mark, mais le choix ne s'offre pas à moi aussi simplement... Et comme une enfant à problèmes, je me tourne vers la solution qui risque de me coûter le plus. Vers ce que je ne peux atteindre. Vers l'impossible... J'ai tenté de parler avec le Loup de mon état. Je me suis confiée à lui lorsque nous apprîmes que Mark était le second de la Bratva. Je lui expliquai mon ressenti par rapport à tout ça, le fait que j'aimerai qu'il puisse être plus présent pour moi, plus à l'écoute. Ce n'est pas un putain de psy, je sais bien. Je lui ai assuré aussi que je savais à l'avance que ça se passerait comme ça et qu'il n'y pouvait rien. Qu'en aucun cas je n'allais lui demander de me faire passer avant notre mission sur Altis. Mais je voulais au moins qu'il sache que j'en souffrais.

Bien que Dalkhan et moi voulions que la pseudo histoire que nous vivions reste sous silence auprès des hommes au même titre que l'extérieur, je ne suis pas dupe et plusieurs ont de lourds soupçons justifiés sur notre possible relation. Malheureusement pour Odd, envers qui je décidai de rester honnête, qui ne comprenait pas pourquoi je m'étais tournée vers Dalkhan. Une véritable roue qui tourne et tourne semble symboliser mon cœur ; partagée entre ce qu'il veut, ce qui serait bien pour moi et ce qui me rendrait vraiment heureuse. Chaque parti a ses avantages et ses inconvénients et Odd ne comprend pas pourquoi je me tourner vers le plus contraignant alors qu'il est là, face à moi, prêt à tout... Avant de partir de chez lui pour retrouver ma solitude à Sofia, je lui laissai une lettre qui, je le crains, a eut l'effet d'une bombe pour lui.

« Mon cher Odd,

Je suis vraiment désolée pour ce qui s'est passé hier... Peut-être n'aurais-je jamais du ouvrir cette lettre. Ma situation sentimentale est à la dérive depuis les récents événements et bien que tu aies une place privilégiée dans mon cœur, je ne peux rien t'offrir en retour si ce n'est mon attention et mon amitié. Même si tu n'en veux pas, sache que je serais toujours là pour toi et que je suivrai mon Kryetar au péril de ma vie.

Ne voulant pas te faire souffrir d'avantage, j'ai récupéré les quelques affaires que j'avais laissé chez toi pour retourner sur Sofia où, à défaut d'être accompagnée, on pourra rapidement intervenir si besoin.

J'aurais aimé pouvoir te serrer dans mes bras et te livrer mon cœur... malheureusement je crois qu'il n'est ni pris, ni à prendre... En espérant que cela n'entâche rien notre complicité.

Bien à toi,
Saoreen. »


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MessageSujet: Re: Journal de Saoreen Menotios   Ven 8 Jan - 6:09

Journal de bord
#13
Sofia, à feu et à sang
Ils veulent me tuer, ils me recherchent... le loup, le porc, l'édenté et cette ombre. Ils me courent après et je cours, je cours alors que le souffle me manque. Je tombe genou à terre et le sol se transforme en un vide dans lequel je tombe, encore et encore, sans cesse... jusqu'à ce que les tremblements, les courbatures et la soif ne me réveillent. Je suis en sueur, prenant mon AK posée près de moi. Les paillasses de Molos ne sont pas confortables, mais tout devient plus sûr lorsque je serre mon arme contre ma poitrine haletante. Je serre la cross si fort que je ne sens plus ma main... Je ne m'étais pas rendue compte que je pleurais... Ressaisis-toi Sao. Ressaisis-toi. Reprenant mon souffle, je me lève. Odd est à trois mètres de moi, allongé, sommeillant. Comment fait-il pour dormir ? Après tout ce qu'il a subi ces derniers jours... Lentement, comme un félin prêt à bondir sur une proie, je m'approche de lui. De ma main gauche je relève sa veste, de ma droite je glisse ma main dans sa poche et effleure le carton où se trouvent les pilules de LSD. Délicatement, je sors le carton quand soudain, il vient poser sa dextre sur la mienne, stoppant net mon mouvement. Il ne bougeait pas. Ses yeux étaient clos. Dormait-il vraiment ? Je l'ignore... mais son étreinte n'était pas agressive. Au contraire, il tint ma main avec une douceur qui me troubla. Odd... Je continue à sortir le carton et ingurgite une de ces merdes à contre-cœur. Je n'arriverai pas à me sevrer toute seule... Tout arrêter d'un coup c'est impossible. Mais je sais aussi qu'il me sera impossible de me réguler toute seule. J'ai besoin d'aide...

Ils se doutent tous plus ou moins que j'ai un soucis avec la drogue mais peu osent le penser avec franchise. Plus tôt dans la journée, j'ai malheureusement fait une erreur... Ayant rencontré Mark la veille, j'avais disons... quelques stocks. Nous nous étions rencontrés sur Sofia et je suis montée dans sa voiture direction nul part. Arrêtés au phare, nous avons passé des heures et des heures à parler. Je n'arrive toujours pas à faire confiance à son sbire mais j'avais besoin de passer un peu de temps hors de ce monde alors j'avais fait fi de mes craintes le concernant, me persuadant que Mark ne chercherait jamais à me mettre en danger. Même si le fait de débarquer sur Sofia en chapka était clairement inconscient. Surtout qu'il sait que la Mafia Albanaise a des yeux sur mes faits et gestes. Une fois loin de la population, je parvins à me décontracter malgré sa chapka et son acolyte. Nous parlâmes pendant des heures sur des choses plus ou moins banales. Également sur le fait de sa position. Cela faisait déjà plusieurs jours qu'il m'avait avoué en plein visage sa position. J'avais beau avoir eu cette information bien avant, en tant qu'ushtar, je restai coi face au fait qu'il venait me le dire aussi directement alors que pour lui, je n'ai aucune idée de ce que fait ou sait la Mafia Shqiptar. Je trouvais ça étonnant, même suspect, mais je jouai les invisibles pendant quelques jours car je ne savais pas comment me placer par rapport à ça. En tout cas, c'est un acharné. Car malgré l'attente, nous finîmes par pouvoir se rencontrer. Comme souvent lors de ses visites, il m'offrit un cadeau. Cette fois-ci, il espérait que je ne le perde pas. Les précédents lui avaient déjà bien coûté... Mais alors que les autres m'avaient fait plaisir, celui-ci me glaça le sang. Une... chapka. Oh Mark si tu savais... si tu savais qu'on les brûlaient les chapkas... Cela me mit en face de l'ineptie que représentait notre relation nébuleuse. Nous étions deux rêveurs assis l'un près de l'autre au bord de la mer. Cette chapka rapidement rangée dans le sac avec cette amertume que je peinai à masquer.

Je crois qu'auprès de Mark, il me sera difficile de tenir plus longtemps ma couverture... D'abord l'enlèvement avec mise en garde, mon indisponibilité chronique, ma réaction face à ce présent, il est même au courant de beaucoup de trop de choses concernant Nina et moi. Tout cela m'inquiète. Je n'ai pas encore eu le verdict de Dalkhan ni celui du Loup concernant l'attitude que je dois adopter face à Mark. Mais ça commence à être dangereux de jouer la carte de la couverture. L'honnêteté me mettrait dans une posture bien moins délicate. Lorsque je vois les moyens qu'il peut déployer pour peu, j'ai peur qu'un jour il se passe un drame... D'ailleurs, c'est ce qui se passa. Mais pas pour cette raison. Pour cela, il faut revenir à l'erreur que j'ai faite. Les quelques doses que Mark m'a passé mon aidée à tenir et éviter de partir en paranoïa totale à cause de ces putains d'oubliés. Ajoutant à cela les embrouilles sentimentales dans lesquelles je me trouve, j'ai enchaîné les cachets sans réfléchir. Quand j'en avais besoin, j'en prenais. Complètement rentrée dans une psychose à Sofia, je me méfiais de tout le monde. Les messages que je lisais dans Altis Télékom n'étaient pas là pour arranger la chose. Je contactai le brigadier Xavier Lorre afin qu'il déploie au moins une patrouille sur Sofia pour éloigner ces oubliés. Il me promit de passer en personne dés qu'il aura le temps. Mais il me prévint qu'une prise d'otage important était en cours et qu'il ne pourrait malheureusement pas se délivrer de si tôt. Tant pis... je pris mon mal en patience, me cachant comme une repris de justice. Marco me croisa cachée dans un coin du bar mais ne se posa pas plus de question. Il doit me prendre pour une folle... Suis-je folle ? Sur le coup, je me mis à le penser... Mon Dieu, je perds la tête... Me ressaisissant lorsqu'on reçut l'ordre de sortir l'équipement, je regagnai un peu d'assurance. Sur la route, je me sentis mal. Très mal. Trop mal... Ma tête était lourde, si lourde... je me sentis partir. Vanka... Vanka... Vanka !

J'ignore combien de temps avait duré mon malaise. Mais je me sentis si bête ! On me sortit de la voiture et me colla la tête sous la fontaine. Odd et Dalkhan étaient près de moi, pestant contre mon idiotie. Comme si ça allait arranger la situation... Mes frères se posèrent des questions sur moi. Certains comprirent mon problème. La descente fut difficile. Dalkhan m'avait mise en garde, mais je n'avais pas pris conscience de l'ampleur que pouvaient prendre ces choses là. La drogue, je n'étais jamais tombée dedans parce que je n'avais jamais ressenti ce mal. Les raisons qui me poussaient à consommer n'étaient jamais mauvaises. Ce n'était en aucun cas pour oublier quelque chose ou éviter une situation inconfortable... Après ce décevant épisode, le Loup nous lança sur une opération banale ; renégocier un contrat. Je ne compris pas trop car à la fin, ça s'est changé en capture d'un informateur... Bref. J'étais tellement à l'Ouest que je ne me posai pas de question. Suivant simplement les ordres, je fus étonnée lorsque arrivés à destination, le krye me demanda de mettre les mains sur la tête. Il voulait me fouiller. Je pensai qu'il voulait voir si je n'avais pas de drogue sur moi. Je n'avais rien. Même pas le cadeau de Mark que, pour une fois, je pensai à mettre en lieu sûr. Mais la raison était autre ; il prit mon téléphone portable. Alors j'ai soupçonné qu'il voulait voir mes messages, mais il donna le téléphone au kryetar. Je ne compris que trop tard l'utilité de m'avoir confisqué mon téléphone. En place pour la capture de l'informateur, je me retrouvai face à Mark... Il était de dos. Mon cœur s'arrêta une seconde. Seconde durant laquelle je me sentis en même temps trahie et rejetée. Une sensation si déplaisante... Je saisis les poignets de Mark et le menotta avec un serflex. Cela me fit une drôle d'impression. Être ainsi proche de lui, sous un visage inconnu, si proche qu'il pouvait sentir la chaleur de mon souffle. L'odeur de mon parfum. J'ignorais pourquoi le Loup voulait à nouveau capturer cet homme, mais avec les précautions qu'il avait pris pour que je ne soupçonne rien de la mission, je me suis mise à penser qu'il doutait de ma loyauté. C'est probablement ce qui me fit le plus mal dans toute cette histoire... Dés que nous sommes retournés sur Molos, tout le monde était à cran. Je voyais dans les yeux de mes confrères les doutes qui planaient, la pression était intense... redoutable. Odd était déchaîné, en colère. Je l'étais aussi... contrariée. La moindre chose me faisait péter un plomb... que ce soit une voiture plantée, ou le jeu de l'autruche du krye... J'ai sacrément vidé mon stock de briquets.

Enfin c'était avant que la situation ne tourne au vinaigre : une mauvaise communication nous entraîna dans un terrain glissant ; Odd se retrouva seul dans le GMC qui conduisait Mark au point de ralliement alors que les escouades tournées le temps de ramasser tout le monde. Un balai qui coûta un retournement de situation : une hayon pleine de chapka avait pris en chasse le GMC. Lorsque j'ai récupéré mon téléphone, j'ai lu l'historique. Le kryetar avait donné plusieurs rendez-vous à Mark en mon nom. Mais peut-être que ce dernier me connaît un peu trop et qu'il a senti que quelque chose n'était pas normal. Il était venu accompagné. Ses acolytes ont neutralisé le van et capturés notre second. Une véritable leçon pour nous qui dûmes négocier la libération de notre kryetar. Une histoire qui nous coûta cher et qui ne fit qu'augmenter la rancœur du Loup face à la Bratva. Véritable échec durant lequel nous avons tous été mis en danger. Cette opération n'aurait jamais dû avoir lieu. Même si elle était bien coordonnée et qu'à cause d'une simple erreur tout a foiré, c'était une opération qui n'aurait jamais dû être lancée. En tout cas, elle me radicalisa les idées : je ne toucherai plus jamais au LSD ! Pff... Naïve que je fais... Odd s'était proposé à réguler ma consommation. Alors je lui avais tout donné. Je ne tardai d'ailleurs pas à lui apporter ce qui me restait de ma dernière rencontre avec Mark. Mais bien trop ambitieuse et ignorante sur ce point, je m'obstinai à croire que je pouvais m'en sortir aussi facilement. Comme si par la seule force de ma volonté, j'allais pouvoir passer à autre chose. Malheureusement c'est ça qui coince : passer à quoi d'autre pour m'écarter des problèmes que je m'attire par le simple fait d'exister ? J'ai pris contact avec Hugo Frais, médecin auquel nous faisons souvent appel lorsqu'on a besoin d'aide médicale sur Molos. À voir s'il saura m'aider à passer à autre chose...

Le cachet prit, je pus retrouver mon calme. Je m'installai à nouveau sur ma paillasse, m'endormant en regardant le visage d'Odd qui, malgré nos longues et tourmentées discutions du soir à l’hôtel abandonné, semblait paisible. Ses traits étaient fatigués, mais se lisait sur son visage la plénitude qu'offrait la sincérité et l'accord avec soi-même. J'avais beau l'avoir mis en garde sur les risques qu'il encourait en restant près de moi, il semblait au moins en paix avec lui-même en assumant le fait qu'il ne désirait qu'une chose : être là pour moi. Cela n'apportera rien de bon... J'aurai aimé ne rien en dire à Dalkhan. Mais cet homme à une telle emprise sur moi que je n'ai pas pu lui cacher cela. Je pense qu'il a assez confiance en moi pour comprendre la situation et savoir que jamais rien ne se passera entre Odd et moi. Pour ma part, le kryetar veillait sur moi, tout simplement. Même si cela me ronge de l'intérieur de voir Odd souffrir par ma distance je ne peux pas gérer ce lien... les sentiments m'effraient plus que les armes. Je peux tuer de sang un inconnu, faire exploser une ville sans remords. Mais ce que je fais subir à Odd, ça me pose un véritable cas de conscience et je culpabilise tellement... cela me rend faible et incertaine. Attendant que mes tensions, ces courbatures et les vagues de frissons s'en aillent, je tombai peu à peu dans un lourd sommeil dont je ne fus réveillée que le lendemain vers 11h par la voix de Dalkhan qui frappait à ma porte...

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MessageSujet: Re: Journal de Saoreen Menotios   Ven 8 Jan - 21:49

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#14
Molos, au pied du mur
Le temps que j'émerge, Odd était déjà levé, en panique. Je mis du temps avant de réaliser. Bien que je n'avais rien n'a me reprocher, il était évident dans les yeux du kryetar qu'il ne fallait pas que le Loup ne le trouve ici. Alors j'ai ouvert la porte de derrière. J'ouvris ensuite à Dalkhan qui me proposa d'aller me détendre un peu. Sûrement une petite escapade. Je retournai chez moi le temps de me préparer et le rejoignit à l'église. À la radio, je l'entendis demander à Odd de le rejoindre afin d'aller faire une petite course. Je ne me posai pas plus de question que cela, rejoignant mes frères et portant secours à l'un d'eux qui s'était mangé l'une de nos voitures. Celle de Dalkhan revint. Sans Odd à l'intérieur. Sa voix était étrange lorsqu'il me demanda de monter pour aller faire un tour. Le palpitant qui s'agite, j'ai le ventre qui se noue. Je connais cette intonation. Je connais ce regard. Tout va bien ? Rien n'allait...

Le Loup de l'Est me demanda d'ouvrir la boîte à gants. Une télécommande. Un bouton. J'appréhendais. Il me parlait de mon petit jeu avec Odd. J'étais bien plus déçue de son manque de confiance en nous que du fait d'avoir à prendre une décision. Ce bouton allait faire exploser Odd. Le kryetar. Mon frère. Son second. Son ami. Il était prêt à tuer l'un de ses hommes les plus fidèles parce que ce dernier ne savait pas réprimer ses sentiments. Odd n'avait rien à se reprocher dans cette situation. Les erreurs venaient de moi. Je devrais être sur cette fichue place avec cette putain de ceinture explosive. Pas lui. Pas lui. Surtout pas lui. Il souffrait déjà tellement... Je le voyais bien. Si je lui ai proposé de rester chez moi, c'est aussi pour éviter qu'il ne parte en vrille. Le moonshine a une odeur qui me révulse. Il la portait de trop ces derniers jours. Trop mal placée pour lui témoigner mon inquiétude, je m'étais tue, pensant que mes frères se chargeraient de le raisonner. Mais il était trop tard pour tout ça... Odd... Le Loup doutait de notre loyauté envers la cause. En nous punissant pour une histoire totalement personnelle et détachée de notre cause, c'était d'une telle incrédibilité... Je lui ai demandé de me donner une seule bonne raison qui justifierait que j'appuie sur ce putain de bouton. Il me demanda si je refusais d'obéir à l'un de ses ordres. Si je désobéissais à la cause, à George Mikali. Il ne me servit aucune raison, me déclarant finalement que pour lui, Odd est un traître. Je ne croyais pas un piètre mot de ce qu'il disait, mais les larmes s'évadaient de mes yeux à une vitesse que je jalousais. J'aurais aimé partir aussi rapidement le plus loin possible. Je ne voulais pas appuyer sur ce bouton... Mais le Loup était déterminé. Un instant, j'ai cru qu'il m'arrêterait, mais rien. Il ne faisait qu'augmenter la pression. Dans trois secondes, je veux que tu appuies. Les yeux trempés, je fixe le Loup. Déterminée à plonger dans sa connerie. Trois. Mon regard était si noir de voir qu'il ne ferait pas marche arrière... Deux. Dalkhan, reprend-toi... j'aurais aimé lui hurler la vérité... il ne s'est rien passé entre Odd et moi... Un. Malgré le mal que cela faisait à Odd, je le repoussais, n'acceptant pas ses avances et ce, de manière plus qu'explicite. Tellement que j'en souffrais. Le voir plonger... Mais ce qui me fit le plus mal c'est de voir que Dalkhan n'a pas cherché à comprendre. Il n'a pas cherché à savoir ce qui s'était ou non passé. Pour lui, j'avais trompé sa confiance. Odd l'avait trahi en pensée... *clic* Mon cœur s'arrêta un instant avant que je ne fonde en sanglots. Odd...

Odd n'est pas mort. Il n'y avait rien au bout de ce bouton. Moi qui avais toujours admiré l'esprit tordu de Dalkhan, voilà qu'il s'était retourné contre moi. Le kryetar était effondré, détruit. Savait-il que j'avais appuyé sur le bouton ? Je ne comprenais pas où tout ça devait nous mener. Je savais juste une chose : je voulais rentrer à Molos. Perdu, complètement anéanti, Odd mit du temps avant de monter dans la voiture. Sur le trajet du retour, le Loup nous expliqua pourquoi il avait fait cela. Il pensait avec obstination que je l'avais trompé. Si j'avais quelque chose à me reprocher avec cette histoire, jamais je n'en n'aurais parlé si ouvertement à Dalkhan. Pourquoi restait-il ainsi fermé ? Après nos actes respectifs, il affirma qu'à présent, il avait à nouveau confiance en nous. Comme s'il nous avait remis à notre place. Je trouvais cela si révoltant que je peinais à réprimer ma rage. J'espère que vous vous en souviendrez. Oh oui que je m'en souviendrai. Lui aussi. Nous fîmes le tour de Molos le temps de nous calmer. Odd ne voulut pas apparaître ainsi devant ses hommes. Le Loup lui accorda de prendre quelques jours en dehors de la MS. J'aurais aimé pouvoir m'éloigner également... J'en avais besoin. Partir loin. Quelques temps. Me calmer. J'ai besoin de partir, de prendre du recul. Mais les affaires de la MS passent avant tout. Le Loup nous l'a bien fait comprendre. Alors sous la cagoule, je séchai mes larmes, cachant mes yeux rouges. La colère m'envahissait et j'œuvrai pour ne pas lui céder. Ma seule envie était de prendre une voiture et de rouler jusqu'à plus d'essence. Partir loin. Les hommes se posaient des questions sur Odd, se demandant où il était. Le simple fait de penser à lui me faisait si mal que je pleurais de douleur à en réprimer des cris. J'ai tué Odd... Pour moi, je l'avais tué. Bénissant je ne sais quel Dieu qu'il soit encore en vie, cela ne changeait en rien que je l'aurais tué si Dalkhan me l'aurait demandé. Je l'aurais tuer alors que je n'avais aucune raison valable de le faire. Il disait agir en tant que krye, mais je ne pouvais m'empêcher de croire qu'il avait agit en tant que Dalkhan Oumarov. Non pas en tant que Loup. Cela ne faisait que me briser encore plus...

Je ne pouvais plus tenir. J'allais exploser. Il fallait que je m'éloigne. Sortant une hayon, j'ai pris la route pour régler quelques affaires. M'occuper l'esprit. Ne pas flancher. Surtout ne pas fléchir. C'était difficile... Mes mains tremblaient. Tout mon corps, frénétiquement, tremblait. Le contre coup de la frayeur ? De toute cette tension qui retombait ? Je me sentais si mal... Roule sans t'arrêter. Sao... Les lettres ensanglantées me traversent l'esprit. Loin des villes je serais en sécurité. Loin de tout et de tout le monde. Loin. Plus loin. C'est stupide... Arkanys m'envoya un message, me disant qu'il fallait qu'il me parle, que c'était urgent. J'ai écourté mes affaires pour le rejoindre. Je redoutais ce qu'il pouvait bien me demander. Craignant encore plus les réponses que j'aurais à lui donner. Ne flanche pas. Putain Vanka, tourne pas la carte ! Je l'ai rejoins à l'aéroport où il était seul en bout de piste. Il me demanda ce qui s'était passé. Je comprenais le soucis qu'il se faisait pour son frère. Odd n'avait pas donné de nouvelles. Je peinai à lui dire la vérité. Mais c'est sans trop d'efforts qu'il me fit cracher le morceau. Sa réaction, je ne l'appréhendais pas. Pour la simple et bonne raison que je m'en voulais mille fois plus qu'il ne pouvait m'en vouloir lui... Ce n'est pas lui qui était là-bas avec Dalkhan. Ce n'est pas lui qui a le cul entre deux chaises parce que celui qui la protège se découvre des sentiments si forts qu'ils le dépasse et celui qui, peut-être de par son rang et l'emprise qu'il a sur moi, me considère comme sienne par logique. J'ai appuyé sur ce bouton. Même si le cœur d'Odd n'y était pas accroché, le mien y était. Je n'ai pas pu résister à fondre en sanglots lorsqu'Arkanys, que je considère en haute estime, m'a souhaité de souffrir comme j'ai fait souffrir Odd. Putain ! Qu'aurai-je du faire bordel ?! Laisser Odd se rapprocher de moi en disant clairement à Dalkhan que je ne voulais pas de lui alors qu'au fond de moi j'ai cette passion ardente qui ne cesse de brûler ? Aurai-je du éloigner Odd drastiquement et le laisser se morfondre seul dans son chagrin ? Dans tous les cas je semble être fautive. Quelque soit mes choix, quelque soit l'attitude adoptée, les sentiments qu'éprouve Odd à mon égard allaient le détruire. Peut-être que ça aurait été différent si j'avais su à quoi m'attendre avec Dalkhan...

Les larmes n'avaient de cesse de s'évader de mes yeux pour se heurter à ma cagoule. Je finis par la virer. Par virer mon bonnet, mon gilet. J'avais tellement mal... Cette douleur, je ne la souhaiterai pas même à mon pire ennemi. Durant toutes ces années, je n'ai à aucun moment ouvert mon cœur. Ne m'attachant pas aux autres, gardant la distance comme défense pour que ne m'atteigne pas. Au sein de la MS, j'ai baissé ma garde. Je l'ai baissée avec Mark. Cela m'a rendu si faible que j'aimerai ne jamais avoir tenté de ressentir quoi que ce soit. Si un souhait pouvait m'être exhausser au moins une fois dans ma vie, je ferais celui de ne plus jamais ressentir aucun sentiment. Inopportunément, devenir une coquille vide m'est impossible pour le moment. La douleur est trop vive... Je braque le volant. Direction hôtel abandonné. J'y avais passé de lourds instants avec Odd. Dans ce lieu qui lui permettait de décrocher, de ce déconnecter de tout, j'avais laissé une trace emprunte de chagrin. Il ne comprenait pas pourquoi je m'attachais à Dalkhan malgré tout ce qui semblait aller contre une relation saine entre lui et moi. Oh Odd... si seulement j'étais raisonnable, si seulement mon cœur aurait pu choisir une personne comme toi... Alors tout aurait été bien plus simple. Toutefois, aimer n'est pas un choix. Au-delà de la passion que m'inspire le Loup, je pense l'aimer. Car malgré tout ça, cette haine, cette rage et cette colère, je ne peux m'empêcher de frissonner à la pensée de la douceur de sa voix, son souffle dans mon coup, ses mains sur ma peau. Tout ces mauvais sentiments ne parviennent pas à enrayer ce que je ressens profondément pour Dalkhan. Cela me rend encore plus folle de rage. Alors que je conduisais vers cet hôtel, ma voiture tombe en panne. Ce n'était ni l'essence, ni un accident. Je ne cherchai pas à comprendre et me contentai de pester avant de me mettre à courir vers l'hôtel qui n'étais plus qu'à 400m. Cela faisait plusieurs jours que je ne mangeais presque plus, j'étais déshydratée. La drogue avait maintenu l'illusion que j'entretenais mes besoins, mais il n'en n'était rien. Avec ma tentative d'arrêter ces saloperies, la fatigue m'attaqua avec violence.

Les phares de la voiture d'Odd éclairaient l'entrée. Mais personne. Aux jumelles, je pris soin d'observer toute la zone. C'était désert... J'entrai dans l'ancien hôtel et le fouillai de fond en comble. Rien. Personne. j'étais seule. Voiture fermée. Aucune trace d'Odd. Je me mis à pleurer à nouveau toute les larmes de mon corps. Où était-il passé ? Je paniquais. J'envoyai un message à Dalkhan avec ma position afin qu'il me rejoigne. Lorsqu'il lu les coordonnées, il rameuta toute la famille. Voilà une chose que j'aurais préféré éviter... Je ne pouvais les prévenir à la radio que je ne voulais pas voir tout le monde et qu'aucun danger apparent ne justifiait que tout le monde ne se déplace pour moi. Mais j'étais trop loin. Je ressentais mon impuissance face à la situation et perdis pied... La faim, la soif, la peur, le soucis, la douleur, la déception, la colère, tellement de sentiments qui se mélangeaient et que je ne savais contrôler... Je me sentis basculer. Odd... Échappant son nom comme une imploration, je compris que mon corps ne suivait plus et que je perdais connaissance. À mon réveil, j'entendis la voix d'Hugo Frais. Il était venu me sortir de là, pourquoi ? Pourquoi ne pas m'avoir laissée à la dérive ? Bien que plus tôt j'étais entrée en contact avec lui pour m'aider à décrocher de la drogue, à l'instant où il me réanima, je n'avais qu'une envie : repartir vers la lumière. Abandonner, lâcher prise, totalement... Mais j'entendis que mes frères étaient en mauvaise posture. Ils m'avaient rejoint à l'hôtel et des mercenaires avaient cernés les lieux. Ils étaient arrivés à temps pour les encercler. Devant l'agitation, je demandai à Hugo de m'extraire de cet endroit. Il m'aida à monter dans l'hélicoptère alors que je reprenais le contact radio avec mes frères. Mon téléphone n'avait de cesses de sonner.

Les employés de Graine de Malt me harcelaient. Entre une prise d'otage à la mise en bouteille, un braquage, le gouvernement qui veut ma tête et un employé qui pète les plombs sur la radio des travailleurs, ajoutant à cela Loukas Karagounis qui semblait inspecter des travailleurs et qui me donnait rendez-vous pour une aide financière... Je comprenais plus rien. Mais je m'arrêtai sur le travailleur qui pensait que le gouvernement voulait s'en prendre à moi. Je soupçonnais les oubliés de s'en prendre aux travailleurs Graine de Malt pour m'atteindre, mais je ne comprenais pas pourquoi le gouvernement me rechercherait. Je ne comprenais plus rien à rien. Une dose... de n'importe quoi... quelque chose... Hugo me déposa sur Sofia et je m'enfermai chez moi. Restant dans mon coin, je ne voulais plus voir personne. Je psychotais au moindre bruit, attendant que mes frères viennent me récupérer. On me rapatria sur Molos où un débriefing eut lieu. Le Loup expliqua aux hommes pourquoi Odd n'était plus là pour le moment. Il expliqua l'histoire qui - selon lui - s'était passée entre le kryetar et moi. J'étais si morte de honte que je failli m'effondrer devant tant de mauvais regards. Marco demanda si pour ce que j'avais fait, j'avais été également punie. Le Loup se contenta de lui assurer que j'avais payé pour ma soit disant erreur. Effarant... je ne pouvais leur en vouloir. Je ne pouvais non plus en vouloir à Dalkhan d'ignorer la vérité. Mais rien ne m'empêchait de lui en vouloir terriblement pour avoir agi sans chercher à comprendre. Sans chercher à savoir. Après tout ce qu'Odd a risqué pour moi, voilà comment il est remercié par l'homme qui est censé m'aimer.

Jamais plus je ne pourrais regarder Odd dans les yeux. Jamais plus. Après le compte rendu, j'ai saisi la première occasion pour m'éloigner du groupe. Perchée sur un toit, je guettais, loin des paroles, loin des regards, loin des jugements. Mais les larmes roulaient sur mes joues et bientôt les jumelles ne suffisaient plus pour que j'assure la surveillance. Dalkhan vint à moi et nous parlâmes de ce qui avait été dit. Je lui lançai mes reproches, ne sachant retenir la rancœur qui m'habitait à cet instant. Il déclara qu'il n'avait menti en rien. Sur le moment, s'il n'avait pas sa casquette de krye, je l'aurais frappé. Sincèrement. Comment pouvait-il être aussi naïf ? Le mensonge par omission, pas de chance pour lui, je connais bien. C'est le seul que je parviens à pratiquer sans peine. Il m'assura qu'aucun de mes frères n'irait me rendre coupable de ce qu'il m'a forcé à faire. Sauf qu'ils ne savent pas les raisons et la manières avec laquelle il m'a demandé de faire tout ça. Pour moi comme pour les autres, j'ai tué notre kryetar. J'ai tué notre frère. J'ai tué Odd. Tout ça à cause de la jalousie du Loup. Dalkhan ne me croyait pas lorsque je lui disais que mes frères allaient se détourner de moi, à l'image d'Arkanys, à leur place, vu les circonstances, j'aurais peut-être pensé la même chose. Je ne leur en veux pas, absolument pas, mais je crains pour ma vie. Je crains pour ma vie civile, pour ma santé, pour ma vie à la MS, j'ai peur de tout. Le pire, c'est qu'il ne me prend pas au sérieux. Cela me brise. Il dit avoir confiance en moi mais face à lui, j'ai à nouveau l'impression d'être la petite recrue, la jeune pousse fraîchement débarquée qui ne sait pas où elle met les pieds. Dalkhan finit par me dire qu'il a vécu cela comme une trahison car pour lui, notre situation semblait claire. Pour lui, nous étions ensemble. Décidément, j'étais larguée sur le plan sentimentale... encore plus que lui... N'a-t-on pas le droit de choisir de partager l'amour d'une personne ? Doit-on dire oui par simple fait qu'on ne doit pas aller contre les sentiments qu'une autre personne peut ressentir pour nous ? Jusqu'à lors, j'avais besoin de réfléchir au pour et au contre, à balancer entre ce qui m'attendait si je me lançai dedans et ce que je risquais à me fermer à tout cela. En tout cas, je ne voulais plus décider sur ce plan. Je le laissai faire le choix de m'officialiser. Libre à lui de le dire aux autres ou non. Je ne voulais plus choisir.

Or je sais où j'ai mis les pieds. Dans quoi je me suis embarquée. Je ne suis plus la petite nouvelle. Le fonctionnement ne m'est plus étranger. Je suis prête à prendre les devants et je lui prouverai, à ce Loup, de quoi je suis capable. Je lui montrerai à quel point il a été complètement démesuré dans sa décision. Ma seule crainte, c'est que les hommes ne le discréditent face au manque de recul dont il a fait preuve à l'égard d'Odd et moi. Il n'a pas séparé le Loup de Dalkhan, c'est une erreur qui risque d'avoir de lourdes conséquences... Une dose... quelque chose... pitié... Mon esprit s'embrume et me torture... Alors que j'avoue ma faiblesse à Dalkhan, il me repousse comme la honte que je suis pour lui, que je représente. Me voir dans cet état est sûrement l'une de ses plus grosses déceptions. Mais quand je lui en parle, lui qui est parvenu à s'en sortir si facilement, j'ai encore plus honte. Toutefois je lutte, encore. Je me bats contre cette envie de replonger allègrement et de baisser les bras.

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MessageSujet: Re: Journal de Saoreen Menotios   Sam 9 Jan - 0:47

Journal de bord
#15
Molos, la couleur des sentiments
Les regards se posent sur moi comme des épées qui veulent me traverser de part en part. Je n'ai pas la force de lutter. Pas contre mes frères. Arkanys est venu me voir pour s'expliquer par rapport à sa réaction. Bien qu'il soit encore profondément touché par ce que j'ai fait, il comprend ma position. Enfin il essaye... Selon lui, ma relation avec George Mikali devrait me protéger de ce genre de manèges. Comme si cela me donnait le droit de défier le krye et de refuser un ordre direct. On pourrait le croire. Mais les choses ne fonctionnent pas ainsi. J'ai choisi de suivre le chemin que mon oncle a tracé pour moi, cependant, j'ai le même rang que les autres ushtar. Aucun passe-droit, aucun traitement de faveur si ce n'est la protection du krye... Mes erreurs sont bien plus surveillées que celles des autres. Ma position est sûre, mais les yeux qui me regardent sont d'autant plus intransigeants. Je ne peux nier que la place que j'ai obtenu auprès de la MS, je la dois en partie au respect que les hommes vouent à Mikali. Mais je ne me suis jamais reposée là-dessus et je ne pense pas que le parrain voudrait que cela commence aujourd'hui. Il a beau se soucier de ma vie, de ma santé, il ne sera pas là pour ramasser les pots que je casse. Pourtant, il y en aurait du ménage à faire...

De la surveillance, regarder au loin perchée en haut d'un toit à attendre que les heures passent. Voir cet horizon était la dernière chose qu'on m'autorisait comme échappatoire. Mais rapidement on m'interdît même d'y aller. Il ne fallait pas que je prenne le risque d'être exposée. Je n'avais rien pris mais il devenait évident, au vu du tremblement de mes mains et des frissons qui me parcouraient, que j'en aurais bientôt besoin. M'éloigner... loin. Les remarques désobligeantes de Josef sur les récents tracts des secours publics m'exaspéraient. Mais ce qui me donna le plus envie de lui mettre un coup de crosse dans la tête, c'est sa réflexion sur ma position au sein de la MS. Il mit en exergue le fait que j'étais la seule femme et qu'indubitablement, les hommes avaient des besoins à satisfaire... J'en avais déjà trop fait ces derniers jours, je ne devais pas m'en prendre à lui. Il ne me connaît pas, il ne sait pas ce qu'il se passe. En vérité, personne ne sait vraiment ce qui se passe. On a chacun les idées d'une ou deux personnes, mais jamais l'ensemble. Et quand bien même quelqu'un tenterait d'avoir le fin mot de l'histoire, il y aura toujours des personnes partagées sur les priorités à avoir. En dépit de l'indéniable dévouement de chacun envers la MS, il y a ceux qui font passer la cause avant tout, d'autre le groupe. Ma vision du monde a fait que j'ai toujours laissé la cause prendre le dessus. Toutefois, depuis que j'ai rencontré ce Mark Evans, les choses ont commencées à changer... J'ai commencé à comprendre que parfois, être proche de quelqu'un, ça apporte beaucoup. Ce n'est pas une question d'intérêts matériels, mais plutôt affectif. J'ai appris avec lui à me rapprocher d'autrui. Le soucis, c'est qu'on ne choisit pas toujours les personnes desquelles on se rapproche. Parfois, les circonstances font que deux âmes marchent côte à côte sans qu'on n'ait décidé de suivre la même route...

L'atmosphère était pesante. Ma tête me faisait si mal... j'étouffais. J'avais besoin d'air, de me dégourdir les jambes. Je ne voulais qu'une chose : sauter dans une bagnole et me tirer d'ici. M'évader quelques temps, ne serait-ce que quelques heures. J'en fis par au mik présent, mais il ne semblait pas mesurer l'importance de mon mal être. J'allais faire une connerie si je sortais pas de Molos. Les ordres étaient clairs ; j'étais consignée dans cette ville. Demander à un ushtar de m'aider à sortir d'ici n'allait qu'empirer mon cas. Je m'efforçai de prendre mon mal en patience ; d'éviter de craquer devant les autres. Tiens bon Vanka, tiens bon, me répétai-je en touchant du bout des doigts mon arme. Les hommes étaient dispersés, la journée peinait à se lancer. Les effectifs forcèrent Mike à déléguer une escouade à Marco. Ce dernier voulait, avant toute chose, s'assurer que je ne quitte pas Molos. Sans prendre en compte ce qui serait bien ou non, il obéissait aux ordres du Loup. J'emmerde le Loup. Il sait l'état dans lequel je suis. Il sait que je n'arriverai jamais à me détacher de tout ça si je tourne en rond. Ma tête bouillonne comme de la lave en fusion et ma vue se trouble. Je tiendrai pas. L'impression d'être comme un oiseau retenu en cage, pour moi qui ai toujours eut ce besoin de bouger, de changer d'air, de respirer ailleurs, rester dans cette ville me bouffait. Mais les oubliés, le gouvernement, ma parano fini par m'inciter à me réfugier chez moi. Une... petite... juste... Mes pas me guidèrent vers cette trappe qui regorgeait de seringues... Je me terrai ainsi durant de longues heures avant de retrouver mes frères.

Les briefing avaient un arrière goût amer qui partageait le krye et le kryetar. Mais tout le monde savait quel camp choisir. Même si c'était parfois à contre-cœur... Chacun semble savoir se positionner par rapport au Loup et à Odd. De mon côté, je reste tellement en dehors de tout ça... J'ai appuyé sur ce putain de bouton. Comment Odd pourrait à nouveau me regarder ? Il n'a pourtant de cesse de veiller sur moi, me rétribuant le LSD que je lui avais donné. Vu mon assignation à Molos, il pourrait tellement avoir le dessus sur moi avec ça... En même temps, il prend de gros risques en me donnant ça. Comme s'il n'avait pas déjà assez payé à cause de moi... Odd... pourquoi j'ai appuyé sur ce bouton... J'ouvre à nouveau mon téléphone civil. Le nombre de messages est effarant. Les travailleurs s'inquiètent, d'autres tentent de me soutenir et certains se font encore emmerder... Je dois retourner à Sofia, régler tout ces problèmes. Il en va de la pérennité de Graine de Malt. Pour moi, cette entreprise est plus qu'une simple couverture. Elle permet à des dizaines de personnes de nourrir leurs familles. Il faut que quelqu'un s'occupe d'eux, veille sur eux... Ma tête... Un message de Lambert De Ryckman. Son nom me glace le sang, mais son message a l'effet d'un tranquillisant. Il ne me veut pas de mal. Pourquoi l'ai-je cru ? Lambert est loin d'être une personne équilibrée mais j'aime à croire qu'il restera raisonnable à mon égard. Derrière cet énergumène, je persiste à croire qu'il y a un être humain. Il m'aspire une certaine sympathie qui se rapproche plus de la pitié. Mais ses intentions sont claires, et je ne veux pas me retrouver avec lui. Surtout pas vu mon état. Sans attendre, je fais part de ce message à Dalkhan. Mais vu son regard, c'est le Loup qui reçu celui-ci... Vu les menaces qui planent sur la MS, le marché qui a été proposé à Mike, il fut rapidement question de me vendre à De Ryckman. Entendre ça de la bouche d'une personne qui est censée m'aimer, qui a montré jusqu'où il était prêt à aller pour prouver que je lui appartenais, ça me fit l'effet d'une décharge électrique. Les réactions étaient partagées mais tous semblaient acquiescer l'idée. Je recentrai mes esprits, m'obligeant à constater objectivement les faits : le gouvernement a ouvertement menacé de raser Molos et, s'ils le peuvent, ils n'hésiteront pas à déborder sur Sofia et tout le Nord-Est. Le Loup est également dans une posture peu confortable étant donné qu'ils tiennent à ce qu'il tombe son masque pour dévoiler son vrai visage. Et vu ma situation actuelle, le Loup pense que je pourrais obtenir une protection rapprochée facilement avec le Premier ministre à mes côtés.

Il le sait, je ne peux faire aucun choix de façon rationnelle vu mon état. Pourtant, ça ne l'a pas empêché de me demander de choisir devant tous les hommes. En toute franchise, je lui ai clairement dit qu'en tant que Saoreen, je ne voulais pas que cet homme ne m'approche et ne vienne à abuser de moi. En tant que Vanka, je suis prête à me sacrifier pour la MS. De toute façon, que vaut mon intégrité maintenant que toute la famille me considère comme le jouet du krye ? Même si je reste leur sœur, la plupart n'ont plus d'estime pour moi. À quoi bon lutter ? Je pensais sincèrement pouvoir être plus forte face à ce genre de situation. Mais rien ne m'y avait préparé. Dés l'instant où Dalkhan a évoqué que nous étions ensemble, tout a changé. Vivons heureux vivons cachés... je savais qu'être avec le Loup était une mauvaise idée, et encore plus de le dire à tout le monde. Sur ce coup, je lui ai fait confiance, mais je n'aurais pas dû. Sur beaucoup de choses je me rends compte que je n'aurais dû faire confiance à personne, même pas à moi-même. Je n'aurais pas dû laisser l'anonyme se dévoiler. Je n'aurais pas dû laisser Mark m'afficher auprès des siens, je n'aurais pas dû me rapprocher de lui tout simplement. Je n'aurais pas dû laisser des sentiments m'envahir. Mon cœur en état de siège depuis trop longtemps a vu ses défenses s'effondrer. Mon seul souhait serait de pouvoir prendre assez de recul pour me reconstruire. Je sais que je peux y parvenir. Je l'ai promis. Non pas au Loup, mais à Dalkhan. Malgré la colère qu'il m'inspire, le fait qu'il ne perde pas une occasion de m'enfoncer un peu plus sous terre, je veux continuer d'avancer et m'en sortir. Alors j'ai accepté la mission. Nonobstant le fait que cela participerait sûrement plus à ma destruction qu'à mon rétablissement, si le Loup est sûr de son coup, je le suis. Enfin, je l'espère... Confiant à Odd que je n'avais aucune envie d'y aller, j'avais besoin d'aide pour passer outre le fait que le Loup allait risquer mon intégrité pour la MS. On m'assura que tout un protocole d'extraction sera mit en place, qu'au moindre soucis, ils agiraient. Mais le temps que tout cela se fasse, ce sera déjà sûrement trop tard. Malheureusement je connais Lambert... Quittant les rangs, je m'éloignai et pris la dose que j'avais mis dans mon sac. Désolée... Envoyée si haut dans le firmament, je mis du temps avant de réaliser qu'ils formaient les escouades. On ne semblait pas particulièrement agité. Ils allaient forcément capter mon absence à un moment ou un autre. Alors non sans difficultés, je me levai et me dirigeai vers le point de rendez-vous avant d'être trop en retard et que cela attire l'attention. Je longeai avec beaucoup de mal les murets pour retrouver mon chemin, je ne voyais plus rien. Trop trouble, trop lumineux. J'entendis Arkanys qui se moquait du manque de discrétion que je démontrais avec ma démarche. Putain... je veux pas être discrète, j'veux réussir à atteindre la voiture... pestai-je en silence. Une fois installée, je restai muette, attendant patiemment la descente.

Enfin j'allais pouvoir quitter Molos. Même si les circonstances ne se prêtent pas à une escapade, c'est déjà mieux que rien. La drogue m'éloigne de ce nuage presque palpable de tensions. Heureusement qu'on arrive rapidement à devoir se concentrer sur quelque chose qui n'a rien à voir avec nos histoires. Bien que j'eus beaucoup de mal à me mettre dans l'action. Encore une fois, Odd veilla sur moi et fit tout son possible pour couvrir mes arrières. Les choses auraient été tellement plus simples s'il n'était pas amoureux de moi... Les sentiments ne se choisissent pas, ce n'est pas de sa faute. Sans vouloir me décharger, je n'ai pas tellement incité Odd à me voir ainsi... J'aurais dû tout faire pour l'éloigner de moi avant qu'il n'ouvre totalement son cœur. Tellement de choses que je vois aujourd'hui et que je n'aurais jamais soupçonné... Je me demande si je ne serais pas mieux de tout laisser de côté. Les sentiments ont quelque chose de magique qui vous transporte et vous pousse au-delà de vos limites. Malheureusement, c'est à double tranchant : les sentiments rendent faibles. Il y en a des bons, des mauvais, et la plupart du temps on souffre pour les deux. Devrai-je sacrifier ce bonheur à portée de main pour éviter de faire souffrir les autres ou moi-même ? On pourrait voir là une solution de facilité... Si seulement j'étais capable de faire les bons choix, de prendre les bonnes décisions...

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