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 Saoreen Menotios

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Avatar : Magdalena Zalejska
Crédits : Groggysoul & Tumblr
DC : -

« L’homme est le seul animal qui en fait souffrir d’autres sans autre but que celui-là. »
Arthur Schopenhauer

Face to face
Allégeance : Camp 3
Fonction : dsff
Champ 2 : zd

MessageSujet: Saoreen Menotios   Jeu 3 Déc - 14:08

Saoreen Menotios
a.k.a. Vanka
Née le 3/03/1988
29 ans
Grecque
Ushtar MS
Secrétaire Générale
du Nord-Est Albanais

Caractère
Un pigment de couleur dans une photo en noir et blanc. Aussi souriante et chaleureuse que le soleil. Aussi loyale et tranchante qu'une épée. Un grain de sable qui se fond dans la masse. On m'attribut bien des nuances, mais aucune ne saurait décrire précisément le tempérament qui, d'expérience, ne se juge pas en quelques traits, mais à travers les lignes de nos actes et ambitions.



Informations (à découvrir en RP)
Mène une double vie : employée Graine de Malt et ushtar de la mafia Shqiptar - Grecque par son père, Albanaise par sa mère - ne tient pas en place, elle a besoin de voyager, de bouger, ne serait-ce que changer de décors - claustrophobe, si elle se retrouve dans un endroit clos trop étroit (ne serait-ce qu'une voiture), il se peu qu'elle panique, il faut constamment qu'elle soit sûre de pouvoir sortir quand elle le souhaite - ne supporte pas la fumée de cigarette - a eu une mauvaise passe avec la drogue à son retour sur Altis, l'une de ses plus grandes craintes et de replonger dedans - totalement désintéressée par l'argent - allergique au pollens - malgré son cynisme, elle aime les causes qui défendent les valeurs de la famille - déteste la misogynie quand il s'agit d'elle ou de ses proches malgré qu'elle se fiche royalement de la condition des femmes dans la société






Histoire
Altis est un paradis anthropique délaissé par les grandes instances de ce monde. Ils font comme s'ils s'inquiétaient du sort de l'île, comme s'ils avaient quelque chose à faire des âmes qui la peuplent. Mais la réalité est toute autre : un no man's land où les autorités et gouvernements fébriles tentent de légitimer leur suprématie sur des trônes de billets à coup de respect des Droits de l'Homme. La nature humaine est telle que dans ce genre d'environnement, tout nos choix peuvent se résumer en trois directions : l'égoïsme, éternelle quête de l'enrichissement personnel et à la réussite, la méchanceté, ce besoin de faire du mal à ceux qui nous entourent comme un symbole de notre supériorité et ce, allant parfois, jusqu'à la cruauté pure et simple, puis la pitié, celle qui veut le bien des autres, allant de la générosité au simple sourire qui apporterait une étincelle d'espoir dans les yeux de ceux que la machine sociale a oublié. Ma direction ? Nous empruntons tous les trois à un moment donné dans notre vie sur Altis. Seuls les hypocrites vous diraient qu'ils n'ont jamais fait acte d'égoïsme, les coupables qu'ils n'ont jamais faire preuve de méchanceté, les cyniques qu'ils n'ont jamais éprouvé de pitié.

À la fois belle et détruite, soudée et divisée, plaisante et redoutable, Altis est une médaille dont le revers peut faire tourner les vents en une fraction de seconde. Et dans ce tourment qui représente le quotidien de tout Altos, chacun revendique avec toute l'impétuosité possible son droit à exister. C'est cette volonté de vivre résidant dans le cœur de tous qui anime et rassemble les âmes de l'île. Choisir la route que l'on emprunte est néanmoins d'une difficulté sans pareil... Mélangée aux tumultes des villes et au calme des campagnes arides, je fais partie de ceux qui cherchent encore le chemin de la pérennité. Se retrouver dans la volupté superficielle du profit et du gain n'éveille aucune ambition dans mon for intérieur. Loin d'être imperméable au confort de l'argent, il m'a toujours été difficile de construire une vie saine. J'ai longtemps cherché ailleurs, voyageant dans la très diversifiée Europe, mais me voilà revenue aux sources. L'endroit que j'ai tenté de fuir alors qu'il semble être le seul qui ne me paraisse pas au summum de l'hérésie humaine... Les trafics, l'argent sale, les mafias, les dégénérés, ripoux et politiques corrompus, on en retrouve partout. Ce qu'il y a de bien dans ce mal, c'est qu'au fond, chacun admet que ces choses régissent la vie sur Altis. Par conséquent, pourquoi vivre ailleurs qu'ici où la quintessence de la nature humaine touche le paroxysme de sa définition animale ? Qu'on se le dise, je n'ai pas encore fait le deuil de l'espoir envers autrui, et mon optimisme, inéluctablement impacté par ce constat, me force à persévérer.

Mis à part l'évocation évasive de ma nationalité et de mon périple à travers le continent, cher lecteur, je ne vous ai encore rien confié sur qui j'étais, ou tout du moins, sur les expériences qui ont fait ce que je suis aujourd'hui. Au moins l'on ne dira pas que je cherche à bâcler la tâche. Votre patience - sûrement et légitimement - bien entamée, il me faut mettre en exergue quelques mots clés de mon histoire. Tel un devoir de présentation laconique, je serai tentée de vous laisser avec un bref descriptif de mon parcours : née à Altis d'une famille modeste dont la mère venait du continent et le père travaillait chacun jour dés l'aube pour subvenir aux besoin de sa femme et de ses deux enfants. J'ai - comme tout enfant qui se respecte - jonglé entre les feintes de mal être et de fausses excuses pour ne pas aller à l'école ou ne pas faire mes devoirs. Me chamaillant constamment avec mon frère qui, malgré moi, observait un esprit concurrentiel bien trop prononcé à mon goût. Une adolescence difficile à travers les mailles des autorités m'ont valu quelques écritures sur de fausses pages dans un casier aujourd'hui vierge. Avec l'âge, j'ai toutefois compris l'importance des études et j'ai décidé de quitter le pays pour en apprendre plus. La communication était mon domaine. Orale, écrite, lettres, images, couleurs, tout ce qui pouvait avoir un lien direct ou indirect avec la beauté de la richesse du langage humain. Changer de culture m'a beaucoup apporté. J'ai aimé me dépayser durant de courtes périodes en Amérique du Sud, du Nord, Afrique, Moyen-Orient et un peu en Asie. Propulsée par des bourses et un travail acharné auquel mon frère ne manquait pas d'apporter le fruit pécunier de son travail peu recommandable. On me voyait comme la graine d'espoir des Menotios ! Mais j'en suis loin...

Préfériez-vous lorsque je ne vous parlais de rien ? Mes élucubrations ne durent qu'un temps, sachez-le. Bien qu'elles me sortent de bien des situations inconfortables, je n'ai pas la prétention d'assurer qu'elles aient un sens pour qui les lit ou les entend. Éloignons-nous définitivement des palabres qui freinent le récit de ma vie banale et sans surprise. Enfin sans surprise... Sans en être, il y ait des péripéties dans mon histoire qui ne manquent pas d'impacter la façon dont on peut me regarder. Le volcan qui ravagea la belle ville de Kavala incita les Menotios à plier boutique et à se diriger vers de plus calmes horizons. Le Mexique, lune de miel du cœur de cette famille qui emmena tout en partant. Ne laissant sur le palier de leur maison que les vestiges des moments passés ensemble à refaire un monde qui, de plus en plus, semble partir à la dérive, échapper au contrôle de nos dirigeants. Les embruns de nos échec se déposent lentement sur mon visage lorsqu'enfin je comprends qu'il ne sert à rien de partir. Que partout, le temps laisse des marques de nos coups durs. C'est en voyant les ombres de mes souvenirs se balancer tout autour de moi dans les villes d'Altis que je réalise ce que j'ai perdu : l'appartenance à une famille, à un groupe. Volage comme une feuille morte partant à la dérive sans se soucier des obstacles qu'elles heurtera, du mal qu'elle pourrait provoquer, je vogue.

Les choix que l'on a fait dans le passé nous apportent parfois des regrets, des remords, parfois on se demande juste : et si j'avais pris une autre direction à cet instant ? Et si au moment de quitter l'île, au lieu d'égoïsme, j'avais choisi pitié ? Si au lieu de sourire malgré mes appréhensions à leur départ, par pitié, j'aurais choisi de refuser que ma famille ne traverse les océans par égoïsme ? La fatalité est indéniable, jusqu'au désir de trouver ma place je parviens à trébucher sur le moindre obstacle qui croise ma route. Cela n'insinue en rien l'idée que je sois incapable de les surmonter, mais en tout cas une chose est sûre : je ne peux les prévoir, les anticiper. Malgré ça, je reste sur mes gardes, prête à survivre aux tempêtes et à avancer même lorsque j'ai l'impression que le moindre de mes pas me fait reculer de trois.

base par motley control.
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Saoreen Menotios

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